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Robin Van Persie, un buteur si indispensable ?
Sharkfoot 16/08/2012
Avec le départ de Robin Van Persie pour Manchester United, Arsenal perd le meilleur buteur de Premier League la saison dernière. Au club depuis 8 saisons, l’attaquant néerlandais est loin d’avoir marqué le club de son empreinte. L’analyse de son parcours chez les Gunners montre qu’il n’était pas si indispensable à l’équipe entraînée par Arsène Wenger et que son influence sur le collectif n’était pas que positive, bien au contraire.
Sous contrat avec Arsenal jusqu’en juin 2013, Robin Van Persie a indiqué en juillet dernier son désir de quitter les Gunners et attendait une offre qui convenait à son club et à lui même. Pourtant, Arsène Wenger se disait encore confiant sur le fait de pouvoir garder son buteur néerlandais au club : « Pour moi, Van Persie est l’un des meilleurs attaquants au monde, si ce n’est le meilleur. Mon désir est de le garder au club. Comme pour tout, je ferai ce qui est le mieux pour le club.Voilà, pour le moment, où nous en sommes. Il n’y a pas grand chose de plus à dire. » L’annonce a été faite mercredi soir sur le site Internet du club londonien, Robin Van Persie va rejoindre les rivaux de Manchester United contre un montant pouvant être supérieur à 30 millions d’euros comme Arsène Wenger a pu le laisser entendre lors de son passage sur TF1 dans son rôle de consultant. Meilleur buteur de Barclays Premier League la saison dernière, le départ de Van Persie n’est pourtant pas une si mauvaise nouvelle.
Un statut de cadre contestable
Arsenal perd donc son meilleur buteur et la plus fine gâchette du championnat anglais la saison dernière. Pourtant, sur les 8 années passées à Londres, Van Persie n’a pas toujours été ce serial buteur si redouté par les défenses de Premier League. Ennuyé par de nombreuses blessures, il a eu des difficultés à véritablement s’imposer et être un titulaire indiscutable, pas forcément à cause de son talent mais à sa prédisposition au blessure. Ainsi, l’attaquant néerlandais a participé en moyenne à 24 matchs de championnat depuis son arrivée au club, un total bien faible pour un joueur cadre. Naturellement, on ne peut nier son implication sur le retour en fanfare des Gunners la saison dernière avec 30 buts marqués. Pourtant, Van Persie a dépassé à 4 reprises seulement les 10 buts marqués en championnat sur ses 8 saisons. En 194 matchs de Premier League, RVP a inscrit 97 buts, soit un tous les 2 matchs. Devenu pur buteur dans l’âme, avec le côté égoïste qui va avec, il a été un véritable élément important et indispensable pendant ses 18 derniers mois. Avant, son statut de cadre peut être aisément critiqué.
Van Persie a participé à 278 rencontres sous les couleurs d’Arsenal. La moyenne par saison est de 35 matchs, trop peu pour un titulaire à priori indiscutable. Avec 133 buts marqués, il a fait trembler les filets une fois tous les 2,09 matchs. En Coupe d’Europe, cette moyenne est plus faible avec un but tous les 2,65 matchs (53 matchs, 20 buts). On peut alors se demander si Arsenal marque moins de buts lorsque RVP est absent. La saison dernière, Arsenal a marqué 74 buts en championnat, dont 30 du natif de Rotterdam. Lors de sa seconde saison la plus prolifique (18 buts), en 2010/2011, l’attaque des Gunners a inscrit 72 buts. A titre de comparaison, les deux saisons où Van Persie a été le plus absent en Premier League sont en 2009/2010 (16 matchs, 9 buts) et en 2007/2008 (15 matchs, 7 buts). Cela n’a pourtant pas empêché Arsenal de marquer 83 buts en 2009/2010 et 74 buts en 2007/2008 en championnat. Van Persie est un buteur redoutable, mais qui attire les buts à lui et en influent donc négativement sur le reste du collectif dans le sens où l’animation offensive des Gunners est de plus en plus stéréotypée et à sens unique en sa présence.
L’impossibilité de trouver une alchimie collective
On en vient à une possible explication concernant les critiques sur le statut de Robin Van Persie à Arsenal. Parfois isolé sur le côté droit, il s’est finalement fait une place en attaque pour devenir un buteur qui attire tous les ballons. Si Arsenal possède une panoplie offensive permettant de varier la finalisation des actions, la présence de Van Persie et sa tendance à attirer le ballon et les attaques vers lui vont décroître le panel des solutions. Les défenses adverses peuvent alors se concentrer sur lui et diminuer son champ d’action pour rendre l’attaque des Gunners inoffensive. La qualité des autres joueurs présents vient poser un autre problème à l’adversaire, l’équipe ne se résumant pas à Van Persie. De plus, en très grande forme, il est difficile de le stopper durant tout un match tant il peut être redoutable sur une seule action. Toutefois, les deux seuls titres de Van Persie à Arsenal sont la victoire lors du Community Shield en 2004 et en FA Cup en 2005. Une période où l’attaquant néerlandais était tout sauf un cadre et n’avait que 22 ans.
Arsène Wenger a bien conscience des qualités de Van Persie devant le but, mais sait également que son influence sur le collectif des Gunners auquel l’entraîneur tient tant n’est pas toujours positive : « Comme pour tout, je ferai ce qui est le mieux pour le club. Robin a été un leader exceptionnel l’année dernière, mais après avoir raté notre début de saison, nous avons dû nous battre pour terminer troisième. C’est donc vital de se concentrer nos premiers matchs plutôt que sur les transferts. Si les transferts se passent, ils se passent. » En fin de contrat dans un an, Arsenal ne pouvait refuser une telle offre. L’aspect financier a naturellement été primordialconcernant la réponse à donner à Manchester United. En recrutant Olivier Giroud et Lukas Podolski (Kevin Mirallas pourrait également suivre), Wenger avait déjà préparé le départ de son buteur, même s’il dit le contraire. En perdant Robin Van Persie, Arsenal perdra un joueur important, mais qui ne l’a été que sur une courte période sans pour autant amener un titre. A l’image de ses performances en équipe nationale, Van Persie ne laisse pas grand chose à ses coéquipiers. Il est très difficile de l’associer avec un autre attaquant et, plus généralement, de créer une alchimie collective sans lui donner une trop grande importance. A présent, ce sera à Sir Alex Ferguson de se poser ces questions et de trouver une solution.
Van Persie : profession artiste
So Foot 17/11/2011
2011, l’année Robin van Persie. Tout bonnement impressionnant avec Arsenal, l’esthète hollandais scintille au milieu de la tristesse londonienne. Fils d’artistes, RVP exprime sa créativité le ballon au pied. Pour le plus grand bonheur de ses parents.
Artiste. Personne qui se voue à l’expression du beau via sa maîtrise d’un art, d’un savoir ou d’une technique, dont on remarque entre autres, la créativité, l’élégance. Les centaines de pages de l’édition 2007 du Grand Robert ne consacrent rien aux noms propres. Pourtant, à la place du mot artiste, les érudits auraient pu trouver van Persie. Digne héritier des Rembrandt, Bergkamp, Vermeer, Van Basten, le natif de Rotterdam fait, depuis de longs mois, sa petite renaissance à lui. Comme ça, à 28 ans.
Plus épanoui que jamais dans sa solitude londonienne de 2011, RVP traine son spleen et son talent ça et là du côté du Royaume et fait kiffer la Reine Elizabeth sur commande, façon Jacques Louis David et Napoléon. Esthète devenu terreur des surface, le Néerlandais profite de la dernière année avant la fin du monde pour marquer définitivement le monde du football de son empreinte. Celle d’un des joueurs les plus élégants de la décennie, au profil aussi atypique que son parcours. En 2011, van Persie, c’est 30 buts en Premier League, un essuyage d’épaule nazi ou encore des parties de baseball à la cool avec Cesc Fabregas. De quoi avoir envie de rembobiner sur les 27 années précédentes.
« Ni doué en dessin, ni doué en peinture »
Il paraît que le biopic est à la mode. Ça tombe bien, la vie de RVP a une bonne gueule de scénar. Exit le chapitre sur l’enfant qui grandit dans des quartiers sensibles, trop facile. Celui sur les parents divorcés, déjà fait. Exilée dans un coin pourrave de Rotterdam, la famille van Persie est avant tout une famille d’artistes. Maman est peintre et créatrice de bijoux, Papa est sculpteur, le fils sera un manuel. Adeptes de la reproduction sociale, José Ras et Bob espèrent un crack du pinceau, un homme à Moleskine. Blasphème, le fiston, après avoir été un élève plus proche du radiateur que du tableau d’honneur (petit RVP était souvent exclu des salles de classe), devient un artiste du ballon. Un chemin différent certes, mais pas diamétralement opposé à celui sur lequel ses parents souhaitaient l’emmener.
Convaincu que le foot est un art, et animé par une conscience artistique forte, RVP a le verbe plus facile que le coup de crayon : « Je ne vois pas les choses comme mes parents. Ils peuvent regarder un arbre et voir quelque chose d’incroyable, tandis que moi, je vois juste un arbre. Ce n’est pas que je n’apprécie pas sa beauté hein. Quand je suis en Sardaigne, je vois la beauté de la nature. Cela étant, je crois que j’ai hérité de la créativité de mes parents. C’est difficile à décrire, mais je pense qu’elle s’exprime par le football. Je n’étais doué ni en dessin, ni en peinture, mais je pense être un artiste en sport. C’est dans le sport que j’exprime ma créativité ». La pelouse comme exutoire. Pas con. Surtout quand ça marche.
Comme Messi et Ronaldo
Et ça marche. van Persie fait, depuis quelque temps, partie de ces rares joueurs capables de joindre la dégaine à l’efficacité. L’agréable à l’utile. Depuis l’année 2004, celle de son arrivée àArsenal à 21 ans, Robin a bien changé. Recruté par Wenger pour remplacer l’irremplaçable Bergkamp, le Batave a profité des années et de son talent pour se muer en un attaquant tueur dont il n’avait peut-être pas l’ADN. Arrivé de Rotterdam avec un fort penchant pour le côté gauche, où sa technique dévastatrice emmerdait n’importe quel latéral droit, RVP profite de la saison 2007-2008 et du départ de Thierry Henry pour s’installer dans l’axe avec Emmanuel Adebayor. Le duo fonctionne, et Wenger, qui a toujours cru en les capacités de buteur de son poulain, se voit récompensé. Fragile, il n’est pas épargné par les blessures. En délicatesse avec ses chevilles, l’artiste trouve même le moyen de se faire mal après une célébration de but face à United.
Souvent pointé du doigt, son corps « en cristal » le laisse plus ou moins tranquille depuis un an. 2011, l’année van Persie. Auteur d’une bonne fin de saison 2010-2011 avec les Gunners, le Hollandais, promu capitaine après le départ de son pote Cesc Fabregas vers Barcelone, devient le joueur majeur d’un effectif londonien amoindri. Costaud, RVP flambe, score onze buts en onze matches de Premier League, pour un total de trente sur l’année civile, et vient taquiner le record d’Alan Shearer (36), que beaucoup pensaient intouchable. Détenteur d’une moyenne de plus d’un but par match cette année, le Gunner est l’un des seuls à tenir la cadence infernale menée parCristiano Ronaldo et Leo Messi. Avec ce côté humain que ses deux compères ont oublié.
DSK, ping-pong et fléchettes
Van Persie aurait également pu devenir une star du football carcéral. Accusé de viol, dans un hôtel, sur une Miss Pays-Bas de 21 ans en 2005, le Hollandais est dans de sales draps. Disculpé en dépit d’avoir menti sur sa présence dans la chambre, van Persie aura quand même passé quelques jours en taule, dont il sort le 27 juin 2005. Pas un bon souvenir. Ni pour lui, ni pour sa chérie de toujours, Bouchra, mère de ses deux mioches, Shaqueel et Dina. C’est peut-être là-bas qu’il s’est découvert une passion pour le ping-pong. Car quand RVP parle de sa créativité sportive, il ne se limite pas au foot. Fan de tennis de table, il défie en 2009 un joueur professionnel anglais.
Après l’avoir remis à sa place, le pongiste avouera tout de même que le footballeur a le niveau requis pour faire du ping-pong son métier. La même année, il parle fléchettes avec le Daily Mail : « Mon père est bon aux fléchettes. Moi, je ne suis pas mauvais. Je pense que je touche deux ou trois fois la bulle (le centre, ndlr) en dix flèches. J’ai même fait un 180 une fois (trois fois triple 20, le meilleur score possible, ndlr), j’étais heureux ». Comme quand il frappe des balles de baseball avec Cesc Fabregas, l’été dernier, au Citi Field des New York Mets. En fait, batte en main, fléchettes entre les doigts, ballon au pied ou justice au cul, van Persie s’en sort toujours. C’est peut-être ça, un artiste.
Man Utd : qu’arrive-t-il à Robin Van Persie ?
Foot Mercato 4 / 4 / 13
Alors qu’il marquait but sur but depuis son arrivée à MU,
Robin Van Persie connait une incroyable baisse de régime en Premier League. Pas de quoi ébranler Sir Alex Ferguson pour le moment, mais les statistiques ne plaident guère en la faveur de l’international hollandais.
Recrue phare de l’été du côté de Manchester United, Robin Van Persie avait réalisé des débuts étincelants avec les Red Devils. L’attaquant international néerlandais enfilait alors les buts comme les perles avec MU. À la mi-janvier, RVP dominait largement le classement des buteurs de Premier League avec 18 buts. Mais depuis fin janvier, l’ancienne star d’Arsenal n’a inscrit qu’un seul but lors des douze derniers matches de championnat anglais. Un bilan terrible pour serial buteur du calibre de Van Persie.
Du côté des médias anglais, l’heure n’est pas encore à l’inquiétude. Il faut dire que la réputation du joueur, ses débuts fracassants avec MU et l’avance des Red Devils en Premier League plaident pour lui. Interrogé par le Daily Mail, Sir Alex Ferguson n’est pas traumatisé par les récentes statistiques faméliques de son buteur même s’il indique que le club anglais va tout de même se pencher sur quelque chose qui pourrait bien s’avérer problématique durant les prochaines semaines. « Nous devons suivre Robin Van Persie, car nous ne savons pas quel genre de saison il a fait du côté d’Arsenal. Je ne pense pas que là-bas il ait eu des saisons d’une intensité aussi forte que chez nous. Alors, nous devons en tenir compte. »
L’enchainement des matches serait donc la cause du faible rendement de Van Persie. Mais étrangement, la baisse de régime de RVP coïncide avec le retour en forme de Wayne Rooney bien plus décisif en 2013 qu’en fin 2012. La question de la compatibilité entre les deux hommes va sans doute rapidement revenir sur le devant de la scène. Pour le moment, cette problématique est loin d’être au cœur des préoccupations de Sir Alex Ferguson qui peut se targuer, malgré l’élimination des siens en Ligue des Champions par le Real Madrid, de réaliser une saison pleine en Premier League, notamment sur le point offensif puisque MU dispose de la meilleure attaque d’Angleterre avec 70 buts inscrits en 30 matches soit une moyenne de 2,33 buts par match.
Alors qu’il marquait but sur but depuis son arrivée à MU,
Robin Van Persie connait une incroyable baisse de régime en Premier League. Pas de quoi ébranler Sir Alex Ferguson pour le moment, mais les statistiques ne plaident guère en la faveur de l’international hollandais.
Recrue phare de l’été du côté de Manchester United, Robin Van Persie avait réalisé des débuts étincelants avec les Red Devils. L’attaquant international néerlandais enfilait alors les buts comme les perles avec MU. À la mi-janvier, RVP dominait largement le classement des buteurs de Premier League avec 18 buts. Mais depuis fin janvier, l’ancienne star d’Arsenal n’a inscrit qu’un seul but lors des douze derniers matches de championnat anglais. Un bilan terrible pour serial buteur du calibre de Van Persie.
Du côté des médias anglais, l’heure n’est pas encore à l’inquiétude. Il faut dire que la réputation du joueur, ses débuts fracassants avec MU et l’avance des Red Devils en Premier League plaident pour lui. Interrogé par le Daily Mail, Sir Alex Ferguson n’est pas traumatisé par les récentes statistiques faméliques de son buteur même s’il indique que le club anglais va tout de même se pencher sur quelque chose qui pourrait bien s’avérer problématique durant les prochaines semaines. « Nous devons suivre Robin Van Persie, car nous ne savons pas quel genre de saison il a fait du côté d’Arsenal. Je ne pense pas que là-bas il ait eu des saisons d’une intensité aussi forte que chez nous. Alors, nous devons en tenir compte. »
L’enchainement des matches serait donc la cause du faible rendement de Van Persie. Mais étrangement, la baisse de régime de RVP coïncide avec le retour en forme de Wayne Rooney bien plus décisif en 2013 qu’en fin 2012. La question de la compatibilité entre les deux hommes va sans doute rapidement revenir sur le devant de la scène. Pour le moment, cette problématique est loin d’être au cœur des préoccupations de Sir Alex Ferguson qui peut se targuer, malgré l’élimination des siens en Ligue des Champions par le Real Madrid, de réaliser une saison pleine en Premier League, notamment sur le point offensif puisque MU dispose de la meilleure attaque d’Angleterre avec 70 buts inscrits en 30 matches soit une moyenne de 2,33 buts par match.
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