Canal ISCPA 09/08/2012
La légende raconte que Luis Suarez mange ses adversaires, sauve les ballons sur la ligne quand il en ressent le besoin et insulte violemment s’il en a envie. Voici le portrait d’un teigneux du football, d’un joueur au sang chaud mais surtout d’un incroyable talent.
Un nom banal pour un joueur hors du commun. Luis Suarez ? Mais quel Luis Suarez ? S’il ne s’agit pas de l’ancien footballeur du FC Barcelone aujourd’hui âgé de 76 ans, alors de qui peut-on parler ? Avec quelques petits indices supplémentaires, peut être parviendrez-vous à le deviner.
Originaire de la petite ville de Salto, à la lisière de l’Argentine, Luis Alberto Suarez Diaz est devenu en quelques années seulement une légende vivante dans son pays : l’Uruguay. Âgé d’à peine 25 ans, ce jeune garçon au caractère bien trempé a connu jusqu’ici une carrière aussi tumultueuse que prospère. Désormais attaquant vedette de Liverpool, le joueur a déjà conquis le public d’Anfield. Après une saison passée en Angleterre, l’Uruguayen possède déjà son propre hymne, composé par les fans des Scousers sur la mélodie de "Just can’t get enough" de Depeche Mode. Il faut dire que Suarez à la tête des Reds change quelque peu des nonchalantes dernières performances de Fernando Torres. Avec lui c’est mouillage de maillot assuré, à croire que quand il est sur le terrain la victoire passe par une bataille physique et mentale avant tout. "Uruguayen n’accepte jamais la défaite", commente d’ailleurs Mathias Cardacio, un camarade de l’école de football. "Mais Suarez est différent. Il ne s’arrête pas à la victoire. Il en veut toujours plus."
Le « Cannibal »
Parfois il se fait d’ailleurs submerger par son esprit belliqueux. On aura beau entendre toutes les excuses du monde, il y a bel et bien eu des mots racistes à l’encontre de Patrice Evra le mois dernier. Maladroitement, il avoue : "Dans mon pays, "négro" est un mot que nous utilisons communément. Je ne l’utiliserai plus au cours d’un match en Angleterre." Suspendu huit matches à cause de cette affaire, Luis Suarez a même le culot de refuser de serrer la main au défenseur français lors du derby contre Manchester United le 11 février dernier. Les critiques pleuvent. Alex Ferguson parle même de "honte pour Liverpool". L’entraîneur de l’attaquant, Kenny Dalglish, pourtant venu au secours de son joueur à maintes reprises, s’est dit très déçu par cette attitude : « Il m’avait promis de lui serrer la main avant le match ». Le lendemain, Luis Suarez s’excuse. Sur son mur Facebook il écrit : "J’ai réalisé que j’avais eu tort. Je ne l’ai pas seulement laissé tomber, j’ai aussi trahi mon club et tout ce qu’il représente. J’ai fait une erreur et je regrette ce qui s’est passé."
Et ce n’est pas la première fois que son caractère sanguin lui fait défaut. Surnommé le "Cannibal" par le Guardian après avoir mordu l’ailier marocain du PSV Eindhoven, Otman Bakkal, lors du classico néerlandais, Suarez nous a habitué à ce genre de gestes. "Peut-être avait-il tout simplement faim", s’était alors amusé son entraîneur à l’Ajax, Martin Jol.
Mais n’est-ce pas ce genre de joueur qui déchaîne les foules à la manière d’un Eric Cantona ? La provocation plaît, surtout en Angleterre. Les spectateurs viennent voir Suarez jouer au football mais savent aussi que tout peut arriver avec lui. "Quand je viens au stade c’est comme si j’allais voir une pièce de théâtre", confie James, abonné à Anfield depuis huit ans. "Suarez, lui, peut nous improviser quelque chose à tout moment. En plus de charbonner sur le terrain, c’est ce caractère imprévisible qu’on aime tant chez ce mec".
Le parcours de Luis Suarez commence au Nacional, club emblématique de Montevideo. Il y entame sa formation dès son enfance. Quelques années plus tard il déclarera : "Je me suis déchiré pour faire du foot. Je n’avais pas beaucoup de talent alors j’ai dû me battre pour en arriver où j’en suis." Cet esprit bagarreur a forgé son caractère depuis toujours. En bien mais aussi en mal. Pourtant le bambin n’a pas trop la tête au football à son adolescence. Il préfère faire la fête et boire plutôt que de se consacrer à un sport qui deviendra plus tard son métier. Il faudra attendre les menaces de son entraîneur de l’équipe jeune du Nacional pour qu’il se prenne véritablement en main.
Impressionnante escale aux Pays-Bas
Le temps passe et Luis Suarez signe son premier contrat de joueur professionnel à l’âge de 18 ans. A son poste d’attaquant, le gamin plante 12 buts lors de sa première saison. Il n’en faut pas moins pour intéresser les européens avides de dénicher la perle rare. Autant dire qu’à l’époque peu de clubs s’arrachent l’Uruguayen, mais en 2006 le FC Groningue, pensionnaire de première division néerlandaise, parvient à se procurer ses services. "C’est le plus gros transfert que nous ayons fait", avoue Ron Jans qui fut le premier entraîneur de Suarez au club. "Le directeur et le manager techniques étaient partis à Montevideo suivre un autre joueur. Ce gars n’a pas impressionné et ils sont allés voir un autre match où ils ont vu Suarez. Après 15 minutes notre directeur, qui est un homme impulsif, le voulait absolument".
Luis Suarez fait alors ses bagages pour l’Europe. Il n’a que 19 ans. Précoce ou tout simplement envieux de réussir dans le monde du football, il ne tarde pas à séduire les Pays-Bas. Malgré quelques écarts disciplinaires, ses efforts pour apprendre la langue du pays sont très appréciés. "Nous parlons de temps en temps en néerlandais", concède Dirk Kuyt, son coéquipier batave de Liverpool, "ça rend les choses plus difficiles pour les adversaires". Un an seulement aux Pays-Bas et l’Ajax Amsterdam s’intéresse déjà au grand ténébreux. Le 9 août 2007, le transfert est finalement conclu et Luis Suarez rejoint les Godenzonen (fils des dieux ndlr) pour un montant de 7,5 millions d’euros.
Sous les couleurs de l’Ajax, Luis Suarez prend une tout autre dimension. En 159 rencontres il marque 111 buts, portant sa moyenne à 0,7 réalisations par matches. Car même si le joueur est incontrôlable en dehors des terrains, sur la pelouse, il se mue en un véritable poison pour l’équipe adverse. Harcelant sans cesse les défenses sans jamais rechigner aux pénibles tâches défensives, l’Urugayen s’arrache jusqu’au coup de sifflet final et ne lâche jamais rien. Ajouté à cela, Luis Suarez est d’un réalisme impressionnant devant les buts. Lors de sa dernière saison à l’Ajax, le capitaine du club mythique de la capitale batave marque 33 buts en 35 matches toutes compétitions confondues. Son but ébouriffant face au RKC Waalwijk confirme son incroyable potentiel. Après un slalom où il n’élimine pas moins de cinq joueurs, il conclut l’action en humiliant le gardien d’une talonnade. Pourtant ce genre de phase de jeu ne reflète pas vraiment l’esprit du jeune homme, à l’apparence plus guerrière que technique. En réalité, pour ce qui est du football, Luis Suarez ne possède quasiment aucun défaut.
La « main de Dieu », pour sauver sa patrie
Depuis son arrivée en Grande-Bretagne, Luis Suarez n’est pas devenu uniquement indispensable à Liverpool. Depuis 2010 et la Coupe du Monde en Afrique du Sud, il est désormais un titulaire indiscutable de la sélection nationale. Une sélection qu’il aime tant et qu’il prend très au sérieux. "Quand Mateca Martinez met le dernier but en finale (de Copa America 1995), c’est peut-être l’un de mes meilleurs souvenirs d’enfance", a-t-il déclaré dans les colonnes de So Foot. "Ce genre de chose ça n’a pas de prix. Gagner un titre avec son pays, c’est la plus belle chose qui puisse arriver à un footballeur. Je n’échangerais ça pour rien au monde". A l’entendre parler, Luis Suarez porte le maillot de la Celeste autant par devoir que par fierté.
Sa main dans les dernières secondes du quart de finale de la dernière Coupe du Monde contre le Ghana résonne comme le sacrifice d’un joueur pour sauver son équipe. Il serait injuste de définir ce geste comme un fait d’anti-jeu pur et dur. Ce que Luis Suarez considère comme étant "l’arrêt du Mondial" n’est ni plus ni moins un acte patriotique réalisé pour son peuple. L’arbitre de la rencontre aura d’ailleurs respecté les règles à la lettre et expulsé l’attaquant sans la moindre hésitation. A ce moment précis, Luis Suarez est rentré dans le cœur de tous les Uruguayens. Cette main le fait entrer dans les annales du football. Et ses coéquipiers n’auront pas rendu sa main inutile. Le pénalty d’Assamoah Gyan s’écrase sur la barre transversale et propulse les deux équipes à une séance de tirs au but. Sur le bord du terrain, l’homme le plus détesté du continent africain exulte. Dix minutes plus tard et Sebastian Abreu finit le travail d’une Panenka.
La Copa America en récompense
L’histoire de Luis Suarez ne fait que commencer, mais déjà bien des choses peuvent être racontées. Douze mois après la demi-finale en Coupe du Monde et le beau récit continue. En Copa America, la Celeste réussit un sans-faute et écrase le Paraguay en finale (3-0). "Le Cannibale" n’aura laissé aucune miette à ses adverses et termine logiquement meilleur joueur de la compétition. Mais encore une fois, Luis Suarez dédie la victoire de son équipe à tout son peuple : "On a réussi à rendre les Uruguayens heureux. C’est comme ça que j’analyse la performance en Copa America". Quelques minutes après avoir remporté le titre continental, il répond également à un journaliste sous le coup de l’émotion : "On a gagné parce qu’on a d’énormes couilles".
La vraie force de Luis Suarez réside dans son entourage. Après ses déboires racistes, jamais un seul de ses partenaires de club ou de l’équipe nationale ne l’aura abandonné. A l’image de Diego Lugano, capitaine de la Celeste, l’attaquant profite même d’un fort esprit de fraternité. "Il est victime d’une grande hypocrisie. Je ne comprends pas l’attitude d’Evra de l’accuser de la sorte", a déclaré le joueur du Paris saint-Germain. Pour Oscar Tabarez, sélectionneur de l’Uruguay, Luis Suarez est tout simplement devenu vital pour son équipe. "C’est un grand attaquant", reconnait-il. "Il fait partie de l’élite des attaquants du football. Avec ou sans Suarez ce n’est vraiment pas la même chose".
Aujourd’hui, Luis Suarez a terminé de purger ses huit matches de suspension. Egalement surnommé le lapin, nul doute que le léporidé saura se remettre de ce petit congé inopiné. Sa force de caractère lui promet un avenir aussi radieux que mouvementé. Il faudra compter sur lui dans les années à venir, c’est une certitude.
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Top 10 : Les coups de pute de Luis Suárez
SO FOOT 31/03/2013
Aussi génial que provocateur, Luis Suárez a pris l’habitude de faire parler de lui pour ses performances, mais aussi ses excès de folie. Le meilleur buteur de Premier League a d’ailleurs remis ça cette semaine, avec un coup de poing donné au Chilien Gonzalo Jara, en éliminatoire de la Coupe du monde. L’occasion de découvrir le CV de l’Uruguayen, digne d’un schizophrène multirécidiviste.
10. Mars 2011, Liverpool-Manchester United (3-1) : Il tire les cheveux de Rafael
Ses coups de pute, ou de génie suivant la position qu’on prend, ne sont clairement pas prémédités. C’est la marque de fabrique de Suárez, il pète un plomb sans vraiment savoir pourquoi. Il se fout des caméras et des sanctions. Il s’amuse. Alors dans un attroupement avec les joueurs de Manchester United, il s’occupe de Rafael. Pas méchant, juste un crêpage de chignon. En même temps, qui n’aurait pas envie de tirer sur cette touffe ?
9. Octobre 2012, Liverpool-Stoke City (0-0) : Simulation et explications
« Je suis accusé de tricherie ici. Les gens disent que je plonge tout le temps dans la surface. Voyez ça : ils ont dit ça quand j’ai joué contre Stoke par exemple. Bon, dans ce cas précis, ils avaient raison. J’ai simulé une faute parce que nous faisions match nul contre Stoke et je voulais gagner. » Il est sympa d’avouer et de se justifier, Luis. Mais franchement, sur ce coup, on aurait dit le mec qui teste la simulation pour la première fois sur FIFA 13. Vous savez, celui qui tombe au milieu de terrain et pouffe de rire tellement il est fier de lui. Grotesque.
8. Décembre 2011, Fulham-Liverpool (1-0) : Doigt d’honneur à Craven Cottage
Les fans de Fulham ont chanté à la gloire de l’Uruguayen durant toute cette rencontre de championnat. Histoire de tenter de le déstabiliser en lui rappelant bien qu’il est un piètre tricheur. Kenny Dalglish, coach des Reds à l’époque, sort son attaquant en fin de match alors que Liv’pool est mené 1-0. Luis en profite pour répondre aux supporters du club londonien avec un joli doigt d’honneur. Résultat : un match de suspension.
7. Janvier 2013, Mansfield-Liverpool (1-2) : But de la main
Une victoire deux buts à un sur le terrain des amateurs de Mansfield, club de Conférence (cinquième division) au troisième tour de FA Cup. En plus d’être à l’arrachée, cette qualification a été obtenue grâce à la main de Luis Suárez. Sur le coup, c’est pas de chance, puisque le ballon lui revient involontairement sur le bras. Ce qui dérange, c’est de célébrer ce but en embrassant son poignet devant des adversaires enragés. Du plaisir en barres.
6. Février 2012, Tottenham-Liverpool (0-0) : Coup de pied sur Scott Parker
Un geste totalement gratuit. Trop loin pour disputer le cuir de la tête avec Scott Parker, Suárez arme une reprise de volée dans le ventre du milieu de terrain anglais. Au cas où il ait mal jugé la trajectoire. Le plus terrible dans cette histoire, c’est que Suárez revenait tout juste d’une suspension de huit matchs après l’affaire Évra. Comme quoi « le castor allumé » n’en a vraiment rien à cirer.
5. Éliminatoire Coupe du monde 2014, Chili-Uruguay (2-0) : Coup de poing sur Gonzalo Jara
Irrité par un marquage un peu trop serré sur un corner, « LS » a administré un coup de poing dans la tronche de Gonzalo Jara. Un coup de maître puisqu’il a réussi à passer inaperçu tant l’initiative a surpris le défenseur de la Roja. Pas le temps de se rouler par terre ou de beugler, l’arbitre n’avait rien vu de toute manière. Malheureusement pour lui, il a oublié que les matchs sont diffusés. Pris par les caméras de télévision, il devrait sans doute être suspendu prochainement par la FIFA. On suppose en tout cas.
4. Octobre 2012, Everton-Liverpool (2-2) : Chambrage devant le banc d’Everton
Quelques jours avant le derby, David Moyes avait ouvert les hostilités en expliquant en conférence de presse que Suárez plongeait trop. Mais le numéro 7 de Liverpool s’est donc fait un malin plaisir de lui répondre sur le terrain. Auteur d’un doublé, l’Uruguayen a célébré son premier but devant le banc des Toffees, se laissant tomber comme pour mimer une simulation. Y a rien à dire, ce mec pue le football.
3. Novembre 2010, Ajax-PSV (0-0) : Morsure sur Otman Bakkal
Autant les autres « faits divers » sont défendables, autant celui-là est un peu too much. Dans un match capital pour le titre de champion d’Eredivisie, Lindgren, coéquipier de Suárez à l’Ajax, est exclu pour un tacle dangereux. S’ensuit l’habituel regroupement, chamailleries, tentatives d’intimidation, etc. Mais Luis pète un plomb, sort les dents de ragondin et vient mordre Otman Bakkal à l’épaule. Et le plus surprenant, à l’image de Van der Wiel qui se tient juste à côté, c’est que personne ne s’en offusque. L’Uruguayen, lui, en rigole. C’était pour déconner, rien de plus. La Fédération n’a pas apprécié. Sept matchs de suspension.
2. Octobre 2011, Liverpool-Manchester (1-1) : l’affaire Évra
« Il y a des caméras, vous pouvez le voir me dire un certain mot au moins dix fois, il n’y a pas de place pour ça en 2011, l’arbitre sait très bien ce qu’il a dit. (...) Je ne répéterai pas ce qu’il a dit, mais c’était un mot raciste et il l’a dit plus de dix fois. » Très remonté après son match contre Liverpool, le Français Patrice Évra s’en était ouvertement pris à Luis Suárez, qu’il accusait d’insultes racistes à son encontre. La Fédération a finalement ouvert une enquête et rendu son verdict six mois plus tard : huit matchs de suspension pour avoir proféré à plusieurs reprises le terme « negrito ». Pour sa défense, l’ancien joueur du Nacional avait expliqué qu’il pensait que Évra parlait espagnol. Dans cette langue, « negrito » n’est pas aussi offensant qu’en anglais, paraît-il. Quelques mois plus tard, Suárez refusera de serrer la main au défenseur de United lors du protocole d’avant-match. « Un aimant à polémiques », selon Sir Alex Fergusson.
1. Coupe du monde 2010, quart de finale Ghana-Uruguay (1-1, t.a.b 2-4) : Arrêt de la main et exclusion
Toute la dramaturgie du football réunie en une action. On joue la 120e minute, les dernières secondes d’un quart de finale de Coupe du monde. Le Ghana sème la panique dans la défense de la Celeste après un dernier coup franc. Voyant son gardien dépassé, Luis Suárez prend place sur la ligne de but et repousse de la main une tête de Adiyiah. Carton rouge et penalty pour le Ghana. Si Gyan Asamoah marque, les Black Stars sont en demi-finale de la Coupe du monde. L’attaquant rennais s’élance dans un silence de cathédrale et envoie une praline sur la barre. Sur le bord du terrain, Suárez saute de joie. Il a raison. L’Uruguay se qualifie lors de la séance de tirs au but grâce à une panenka « del loco » Abreu. Magnifique. Qu’importe que Suárez soit suspendu pour cette demie historique, il est entré dans la légende. Personne ne l’oubliera jamais.
Aussi génial que provocateur, Luis Suárez a pris l’habitude de faire parler de lui pour ses performances, mais aussi ses excès de folie. Le meilleur buteur de Premier League a d’ailleurs remis ça cette semaine, avec un coup de poing donné au Chilien Gonzalo Jara, en éliminatoire de la Coupe du monde. L’occasion de découvrir le CV de l’Uruguayen, digne d’un schizophrène multirécidiviste.
10. Mars 2011, Liverpool-Manchester United (3-1) : Il tire les cheveux de Rafael
Ses coups de pute, ou de génie suivant la position qu’on prend, ne sont clairement pas prémédités. C’est la marque de fabrique de Suárez, il pète un plomb sans vraiment savoir pourquoi. Il se fout des caméras et des sanctions. Il s’amuse. Alors dans un attroupement avec les joueurs de Manchester United, il s’occupe de Rafael. Pas méchant, juste un crêpage de chignon. En même temps, qui n’aurait pas envie de tirer sur cette touffe ?
9. Octobre 2012, Liverpool-Stoke City (0-0) : Simulation et explications
« Je suis accusé de tricherie ici. Les gens disent que je plonge tout le temps dans la surface. Voyez ça : ils ont dit ça quand j’ai joué contre Stoke par exemple. Bon, dans ce cas précis, ils avaient raison. J’ai simulé une faute parce que nous faisions match nul contre Stoke et je voulais gagner. » Il est sympa d’avouer et de se justifier, Luis. Mais franchement, sur ce coup, on aurait dit le mec qui teste la simulation pour la première fois sur FIFA 13. Vous savez, celui qui tombe au milieu de terrain et pouffe de rire tellement il est fier de lui. Grotesque.
8. Décembre 2011, Fulham-Liverpool (1-0) : Doigt d’honneur à Craven Cottage
Les fans de Fulham ont chanté à la gloire de l’Uruguayen durant toute cette rencontre de championnat. Histoire de tenter de le déstabiliser en lui rappelant bien qu’il est un piètre tricheur. Kenny Dalglish, coach des Reds à l’époque, sort son attaquant en fin de match alors que Liv’pool est mené 1-0. Luis en profite pour répondre aux supporters du club londonien avec un joli doigt d’honneur. Résultat : un match de suspension.
7. Janvier 2013, Mansfield-Liverpool (1-2) : But de la main
Une victoire deux buts à un sur le terrain des amateurs de Mansfield, club de Conférence (cinquième division) au troisième tour de FA Cup. En plus d’être à l’arrachée, cette qualification a été obtenue grâce à la main de Luis Suárez. Sur le coup, c’est pas de chance, puisque le ballon lui revient involontairement sur le bras. Ce qui dérange, c’est de célébrer ce but en embrassant son poignet devant des adversaires enragés. Du plaisir en barres.
6. Février 2012, Tottenham-Liverpool (0-0) : Coup de pied sur Scott Parker
Un geste totalement gratuit. Trop loin pour disputer le cuir de la tête avec Scott Parker, Suárez arme une reprise de volée dans le ventre du milieu de terrain anglais. Au cas où il ait mal jugé la trajectoire. Le plus terrible dans cette histoire, c’est que Suárez revenait tout juste d’une suspension de huit matchs après l’affaire Évra. Comme quoi « le castor allumé » n’en a vraiment rien à cirer.
5. Éliminatoire Coupe du monde 2014, Chili-Uruguay (2-0) : Coup de poing sur Gonzalo Jara
Irrité par un marquage un peu trop serré sur un corner, « LS » a administré un coup de poing dans la tronche de Gonzalo Jara. Un coup de maître puisqu’il a réussi à passer inaperçu tant l’initiative a surpris le défenseur de la Roja. Pas le temps de se rouler par terre ou de beugler, l’arbitre n’avait rien vu de toute manière. Malheureusement pour lui, il a oublié que les matchs sont diffusés. Pris par les caméras de télévision, il devrait sans doute être suspendu prochainement par la FIFA. On suppose en tout cas.
4. Octobre 2012, Everton-Liverpool (2-2) : Chambrage devant le banc d’Everton
Quelques jours avant le derby, David Moyes avait ouvert les hostilités en expliquant en conférence de presse que Suárez plongeait trop. Mais le numéro 7 de Liverpool s’est donc fait un malin plaisir de lui répondre sur le terrain. Auteur d’un doublé, l’Uruguayen a célébré son premier but devant le banc des Toffees, se laissant tomber comme pour mimer une simulation. Y a rien à dire, ce mec pue le football.
3. Novembre 2010, Ajax-PSV (0-0) : Morsure sur Otman Bakkal
Autant les autres « faits divers » sont défendables, autant celui-là est un peu too much. Dans un match capital pour le titre de champion d’Eredivisie, Lindgren, coéquipier de Suárez à l’Ajax, est exclu pour un tacle dangereux. S’ensuit l’habituel regroupement, chamailleries, tentatives d’intimidation, etc. Mais Luis pète un plomb, sort les dents de ragondin et vient mordre Otman Bakkal à l’épaule. Et le plus surprenant, à l’image de Van der Wiel qui se tient juste à côté, c’est que personne ne s’en offusque. L’Uruguayen, lui, en rigole. C’était pour déconner, rien de plus. La Fédération n’a pas apprécié. Sept matchs de suspension.
2. Octobre 2011, Liverpool-Manchester (1-1) : l’affaire Évra
« Il y a des caméras, vous pouvez le voir me dire un certain mot au moins dix fois, il n’y a pas de place pour ça en 2011, l’arbitre sait très bien ce qu’il a dit. (...) Je ne répéterai pas ce qu’il a dit, mais c’était un mot raciste et il l’a dit plus de dix fois. » Très remonté après son match contre Liverpool, le Français Patrice Évra s’en était ouvertement pris à Luis Suárez, qu’il accusait d’insultes racistes à son encontre. La Fédération a finalement ouvert une enquête et rendu son verdict six mois plus tard : huit matchs de suspension pour avoir proféré à plusieurs reprises le terme « negrito ». Pour sa défense, l’ancien joueur du Nacional avait expliqué qu’il pensait que Évra parlait espagnol. Dans cette langue, « negrito » n’est pas aussi offensant qu’en anglais, paraît-il. Quelques mois plus tard, Suárez refusera de serrer la main au défenseur de United lors du protocole d’avant-match. « Un aimant à polémiques », selon Sir Alex Fergusson.
1. Coupe du monde 2010, quart de finale Ghana-Uruguay (1-1, t.a.b 2-4) : Arrêt de la main et exclusion
Toute la dramaturgie du football réunie en une action. On joue la 120e minute, les dernières secondes d’un quart de finale de Coupe du monde. Le Ghana sème la panique dans la défense de la Celeste après un dernier coup franc. Voyant son gardien dépassé, Luis Suárez prend place sur la ligne de but et repousse de la main une tête de Adiyiah. Carton rouge et penalty pour le Ghana. Si Gyan Asamoah marque, les Black Stars sont en demi-finale de la Coupe du monde. L’attaquant rennais s’élance dans un silence de cathédrale et envoie une praline sur la barre. Sur le bord du terrain, Suárez saute de joie. Il a raison. L’Uruguay se qualifie lors de la séance de tirs au but grâce à une panenka « del loco » Abreu. Magnifique. Qu’importe que Suárez soit suspendu pour cette demie historique, il est entré dans la légende. Personne ne l’oubliera jamais.
Portait – Liverpool: Luis Suárez, el Pistolero !
ourpremierleague le 1 avril 2013
Quel joueur… De son vrai nom Luis Alberto Suárez Díaz, l’Uruguayen surnommé « El Pistolero » devient un des plus grands d’Europe.
Né le 24 janvier 1987 à Salto (Uruguay), il évolue à Liverpool. Au plus haut niveau aujourd’hui, il commence à jouer au Football dans la rue à l’âge de 7 ans. Abandonné par son père, il reste avec ses six frères, eux mêmes élevés par sa mère. Bagarreur et ayant le sang chaud, El Pistolero apprend la vie de manière dure. Dès sa jeune enfance il rencontre une certaine Sofia Balbi, avec qui il se mariera en 2009. Elle est son amour de toujours.
Quelle carrière ?
C’est à l’âge de 14 ans que Suárez commence vraiment à entrer dans le football. Il joue avec l’équipe des jeunes du Nacional. De nombreuses fois sa carrière aurait pu s’aretter net, le jeune Uruguayen faisant beaucoup la fête et aimant boire.
C’est en 2005 qu’il effectue son premier match professionnel , en Ligue des Champions sud-américain. Plutôt pas mal.
Vite remarqué, c’est le FC Groningen qui fera la bonne affaire en l’achetant pour 800.000 € seulement. Luis a alors 19 ans seulement. Après des débuts difficile aux Pays-Bas ou le Pistolero ne connait ni la langue ni le pays. Il marque tout de même 10 buts en 27 matches et le jeune attaquant séduit l’Ajax Amsterdam.
En 2007, l’Ajax signe alors Suárez pour un montant de 7,5 millions d’euros et une durée de cinq ans. Tout de suite, l’Uruguayen confirme les espoirs mis en lui, terminant troisième meilleur buteur de la compétition, comptant 22 buts toutes compétitions confondues. L’Ajax termine alors deuxième et se qualifie pour la Ligue des Champions.
L’ancien joueur du FC Groningen explose et enchaine les excellentes prestations. Il devient alors la pièce maitresse de l’effectif de l’Ajax durant quatre ans.
Le 28 janvier, c’est cette fois Liverpool qui tombe sous le charme de l’Uruguayen. Après le départ de Fernando Torres, les Reds veulent à tout prix un nouvel attaquant de classe mondiale et ne pense pas se tromper. El Pistolero signe alors au club de la Mersey pour un montant qui s’élève à 26,5 millions d’euros. L’Uruguayen ne doit pas décevoir. Le club lui attribue le célèbre numéro 7, qui rappelle un certain… Kenny Dalglish, plus grande légende du club anglais.
Très rapidement Suárez se montre décisif, dès son premier match il inscrit le second but des Reds contre Stoke City. Quelques minutes auparavant il reçoit une véritable standing ovation de la part du public d’Anfield.
Sa complementarité avec Dirk Kuyt et Steven Gerrard fait des jaloux, tant les joueurs s’entendent parfaitement sur le terrain.
Luis devient alors un titulaire indiscutable au sein de l’effectif de Kenny Dalglish, et aussi au sein du groupe de Brendan Rodgers, le nouvel entraineur des Reds.
Le joueur crée souvent la polémique en Angleterre pour ses petites fourberies ou encore pour l’affaire avec Evra. Accusé d’être raciste, notre Pistolero n’a pourtant jamais eu de tels propos envers le défenseur Français.
Au mondial 2010, l’attaquant Reds réussit une compétition de folie avec à ses côtés Diego Forlán. Désormais, il est devenu l’icône du pays avec Cavani.
Aujourd’hui Luis Suárez est meilleur buteur de Premier League (22 buts), devançant Robin van Persie.
Attaquant de classe mondiale, amoureux de Liverpool, l’Uruguayen n’a pas fini de faire parler de lui. Courtisé par les plus grands clubs tels que la Juventus et le Bayern Munich, j’espère cependant de tout cœur qu’il restera à Liverpool. En tout cas, chapeau bas pour ce joueur, si décisif et exceptionnel.
YOU’LL NEVER WALK ALONE LUIS !
Quel joueur… De son vrai nom Luis Alberto Suárez Díaz, l’Uruguayen surnommé « El Pistolero » devient un des plus grands d’Europe.
Né le 24 janvier 1987 à Salto (Uruguay), il évolue à Liverpool. Au plus haut niveau aujourd’hui, il commence à jouer au Football dans la rue à l’âge de 7 ans. Abandonné par son père, il reste avec ses six frères, eux mêmes élevés par sa mère. Bagarreur et ayant le sang chaud, El Pistolero apprend la vie de manière dure. Dès sa jeune enfance il rencontre une certaine Sofia Balbi, avec qui il se mariera en 2009. Elle est son amour de toujours.
Quelle carrière ?
C’est à l’âge de 14 ans que Suárez commence vraiment à entrer dans le football. Il joue avec l’équipe des jeunes du Nacional. De nombreuses fois sa carrière aurait pu s’aretter net, le jeune Uruguayen faisant beaucoup la fête et aimant boire.
C’est en 2005 qu’il effectue son premier match professionnel , en Ligue des Champions sud-américain. Plutôt pas mal.
Vite remarqué, c’est le FC Groningen qui fera la bonne affaire en l’achetant pour 800.000 € seulement. Luis a alors 19 ans seulement. Après des débuts difficile aux Pays-Bas ou le Pistolero ne connait ni la langue ni le pays. Il marque tout de même 10 buts en 27 matches et le jeune attaquant séduit l’Ajax Amsterdam.
En 2007, l’Ajax signe alors Suárez pour un montant de 7,5 millions d’euros et une durée de cinq ans. Tout de suite, l’Uruguayen confirme les espoirs mis en lui, terminant troisième meilleur buteur de la compétition, comptant 22 buts toutes compétitions confondues. L’Ajax termine alors deuxième et se qualifie pour la Ligue des Champions.
L’ancien joueur du FC Groningen explose et enchaine les excellentes prestations. Il devient alors la pièce maitresse de l’effectif de l’Ajax durant quatre ans.
Le 28 janvier, c’est cette fois Liverpool qui tombe sous le charme de l’Uruguayen. Après le départ de Fernando Torres, les Reds veulent à tout prix un nouvel attaquant de classe mondiale et ne pense pas se tromper. El Pistolero signe alors au club de la Mersey pour un montant qui s’élève à 26,5 millions d’euros. L’Uruguayen ne doit pas décevoir. Le club lui attribue le célèbre numéro 7, qui rappelle un certain… Kenny Dalglish, plus grande légende du club anglais.
Très rapidement Suárez se montre décisif, dès son premier match il inscrit le second but des Reds contre Stoke City. Quelques minutes auparavant il reçoit une véritable standing ovation de la part du public d’Anfield.
Sa complementarité avec Dirk Kuyt et Steven Gerrard fait des jaloux, tant les joueurs s’entendent parfaitement sur le terrain.
Luis devient alors un titulaire indiscutable au sein de l’effectif de Kenny Dalglish, et aussi au sein du groupe de Brendan Rodgers, le nouvel entraineur des Reds.
Le joueur crée souvent la polémique en Angleterre pour ses petites fourberies ou encore pour l’affaire avec Evra. Accusé d’être raciste, notre Pistolero n’a pourtant jamais eu de tels propos envers le défenseur Français.
Au mondial 2010, l’attaquant Reds réussit une compétition de folie avec à ses côtés Diego Forlán. Désormais, il est devenu l’icône du pays avec Cavani.
Aujourd’hui Luis Suárez est meilleur buteur de Premier League (22 buts), devançant Robin van Persie.
Attaquant de classe mondiale, amoureux de Liverpool, l’Uruguayen n’a pas fini de faire parler de lui. Courtisé par les plus grands clubs tels que la Juventus et le Bayern Munich, j’espère cependant de tout cœur qu’il restera à Liverpool. En tout cas, chapeau bas pour ce joueur, si décisif et exceptionnel.
YOU’LL NEVER WALK ALONE LUIS !
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