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L'évaluation des qualités des joueurs évolue pendant la saison en fonction des performances des joueurs. Elle sera mise à jour par les Analystes Experts de la FAFI et les analystes en formation de la SMART FOOT ACADEMY. Tous les amateurs de foot pourront donner leur avis en laissant un commentaire dans les fiches des joueurs.
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Radamel Falcao : l'alternative... ?


tuttocalcio 15/12/2012


Vous trouvez que Messi est trop lisse, vous ne pouvez pas supporter Cristiano Ronaldo, vous cherchez un autre joueur auquel vous identifier parmi les attaquants actuels… Radamel Falcao semble être un parfait candidat. Pour beaucoup, il représente le 3e homme vu son année 2012. Ah ouais ?
Ces trois dernières saisons (et demi), l’Europe du football a découvert un fantastique joueur en la personne de Radamel Falcao García Zárate, joueur colombien de 26 ans, ancien pensionnaire de River Plate (j’approuve), du F.C Porto (j’approuve aussi!!!) actuellement l’avant centre de l’Atlético de Madrid et de l’équipe nationale de Colombie.

L’ancien Millonario affole toutes les statistiques depuis son arrivée sur le sol européen, où il a au minimum marqué au moins 30 buts toutes compétitions confondues !!! (34 en 2009-10, 38 en 2010-11 et 36 en 2011-12). Il semble être parti sur des bases plus élevées encore pour cette saison 2012-13 où il a déjà scoré à 19 reprises en 15 matchs ! Des statistiques qui font rêver tous les numéros 9 du monde… et qui font rappeler les statistiques des deux monstres du football mondial actuel que sont Lionel Messi et Cristiano Ronaldo qui sont les seuls sur la même période à avoir un ratio matchs/buts plus élevé que le Colombien (qui tourne depuis trois ans à 0,83 but par match, et un total de 127 buts inscrits en 152 matchs). Tout simplement « increible » !
Et en plus de ça, les buts de Falcao sont des buts qui ont pesé lourd dans les campagnes victorieuses de Porto au Portugal et en Coupe d’Europe, que le club portugais a remportées (Championnat 2010 et 2011, Coupe du Portugal 2010 et 2011, Ligue Europa 2011) et dans la saison européenne 2012 de l’Atlético (Ligue Europa 2012 et Supercoupe d’Europe 2012). Avec à la clé, le record de buts marqués en une saison de Ligue Europa (ex Coupe de l’UEFA) avec 17 buts inscrits devançant l’immense Jürgen Klinsmann, vainqueur de la C3 1995-96 avec le Bayern Munich avec 15 pions. On peut également citer la ribambelle de buts exceptionnels notamment avec l’Atlético en finale cette année où il a inscrit un doublé qui a émerveillé spécialistes et supporters. Et que dire encore de ce triplé à Monaco face à Chelsea en Supercoupe d’Europe, tout récemment de ce quintuplé face à la Corogne en Liga, du jamais vu depuis 10 ans…on ne sait plus où donner de la tête avec lui tant il nous éclabousse de son talent à pratiquement chacune de ses prestations.

Très bon des deux pieds, de la tête malgré une taille moyenne pour son poste (1m77), capable de marquer dans la surface comme en dehors, sur coups de pied arrêtés, par des gestes spectaculaires ou de raccroc, Falcao est un avant-centre doté d’une palette de jeu complète, un joueur extraordinaire, tellement extraordinaire qu’il suscite bien entendu les éloges de son président Cerezo qui estime « qu’il a dans son équipe le meilleur attaquant du monde », de son coach Simeone qui pense « qu’il aurait pu être un prétendant au Ballon d’Or » bref que l’on a affaire selon Cédric Rouquette, rédacteur en chef d’Eurosport.fr « à un joueur qui est en train de rompre la dictature Cristiano – Messi. » STOOOOOOP !!!

On se calme ! Avant de parler de Radamel à la table des deux meilleurs joueurs du monde, il faudrait d’abord qu’il soit à la table des « top strikers ». Fait il partie des meilleurs attaquants, de la « zone 1 » ? Si on parle de toutes les qualités de joueur, de ses statistiques, on dit oui tout de suite. Néanmoins, il faut tempérer les ardeurs de ses supporters car tout cela reste à relativiser parce que non seulement Falcao ne joue pas dans un club qui fait partie des meilleurs d’Europe (la preuve il joue encore en Ligue Europa) et surtout qui ne joue pas la Ligue des Champions, juge de paix de toutes les stars du football européen !!! Le plus incroyable dans tout ça c’est de savoir qu’en 3 saisons et demi en Europe, Falcao n’a joué qu’une fois seulement la LdC et c’était lors de sa première année à Porto (8 matchs, 4 buts) et une élimination en 8emes de finale contre Arsenal.
Face à des Messi, Ronaldo, Rooney, Villa, Tevez voire Gomez, Higuain, Van Persie, Ibrahimovic, Huntelaar, Benzema, Chicharito, Agüero, Suarez, Milito (liste non exhaustive) et j’en passe parmi ceux qui jouent régulièrement la C1, la comparaison est biaisée car la pression est plus élevée pour les joueurs que je viens de citer que pour le talentueux Colombien. Pression tout d’abord au niveau national de clubs plus huppés, qui visent régulièrement le top 3 dans leurs Championnats respectifs et souvent plus. Ces clubs n’ont également pas vocation à jouer la Ligue Europa ni septembre ni en février parce qu’au niveau européen l’objectif minimum de ces fines gâchettes est d’atteindre le dernier carré de la C1 et là aussi cela peut aller loin car, pour les meilleurs, seule la victoire finale compte. Elever Falcao au titre de « meilleur 9 du monde »  revient à manquer de respect à tous ces attaquants précités, lesquels ne sont pas tous de classe mondiale c’est vous dire…
Qu’on se le dise bien, Falcao n’a jamais été réellement confronté à ces situations donc on ne peut pas savoir à l’heure actuelle s’il arrivera à élever le niveau d’exigence que requiert le très haut niveau. Jouer la C3 dans un club qui n’a pas les ambitions d’un Real Madrid, Manchester United, F.C Barcelone ou du Bayern Munich et faire ce que fait Radamel est super mais cela revient à dire qu’il joue dans un bac à sable avec des enfants. Son terrain de chasse devient trop petit pour lui (mais à quoi s’attendait il en signant là bas ?) et le Tigre a besoin d’espace  pour devenir un «world class player ».

Bien entendu la solution tout le monde la connait : c’est de partir dans un très grand club. Il aura 27 ans en 2013 et il donnera au club où il signera les plus belles années de sa carrière. Il sera alors face à l’un de ses plus grands défis : prouver qu’il est de la trempe des grands en remportant un Championnat majeur (pardon pour les Portugais) pourquoi pas d’autres titres majeurs et montrer qu’il est capable de tenir les stats portuanes et madrilènes dans une grande équipe. Je suis persuadé qu’il arrivera, à terme, à cet objectif parce que les gros clubs lui font la cour et vu ses qualités il s’imposera dans un de ceux là mais il peut aussi craquer sous la pression (comme un Forlan, fabuleux à Villareal, à l’Atlético justement mais fantomatique à Manchester et à l’Inter). On a besoin de voir s’il peut PROUVER !!!!

Quoi qu’il en soit la balle est dans son camp, à lui de finir le travail et de faire les bons choix.

Mercato : Falcao, Manchester United tiendrait la corde


Eurosport 10/04/2013


Marca affirme que Radamel Falcao est proche de Manchester United. Le quotidien espagnol annonce que les Red Devils sont en négociations avancées avec les dirigeants de l'Atletico Madrid pour un transfert estimé à 55 millions d'euros.

Après Robin van Persie l'été dernier, Manchester United pourrait bien s'attacher les services d'un autre des plus grands attaquants du moment lors du prochain marché des transferts. Selon Marca, les Red Devils sont en effet en pole position pour recruter Radamel Falcao. Le quotidien madrilène annonce que les dirigeants mancuniens sont en négociations avancées avec ceux de l'Atletico Madrid sur la base d'une transaction de 55 millions d'euros. Le versement d'un premier paiement, synonyme de garantie de transfert, pourrait même intervenir prochainement d'après Marca.
Le quotidien sportif rappelle que Manchester United et Radamel Falcao avaient déjà effectué un procédé similaire en 2011 pour le transfert du gardien David De Gea vers le club anglais. S'il avait fallu attendre l'ouverture du marché estival pour voir l'officialisation d'un transfert estimé à 20 millions d'euros, les deux clubs étaient en revanche déjà d'accord depuis plusieurs mois. Le cas de Falcao est légèrement différent, et Marca souligne que l'un des problèmes à résoudre est la part du montant de la transaction qui reviendra au FC Porto, car l'Atletico n'a pas fini de payer le transfert de 40 millions d'euros de l'attaquant colombien, acheté au club portugais en 2011. Par ailleurs, les Colchoneros n'abandonnent pas l'idée de récupérer les 60 millions d'euros de la clause libératoire du Tigre, dont le contrat expire en juin 2016.

Chelsea aussi intéressé
Si le départ de Radamel Falcao se concrétisait, le Colombien deviendrait la quatrième star de l'Atletico à rallier la Premier League depuis 2007 après Fernando Torres, transféré à Liverpool en 2007, David De Gea, et Sergio Agüero qui avait lui aussi quitter le club pour rejoindre Manchester City en 2011. Manchester United n'est d'ailleurs pas la seule équipe anglaise intéressée par le Tigre. Celui-ci figure notamment sur les tablettes de Chelsea, où Fernando Torres peine à retrouver son meilleur niveau depuis qu'il est parti des Reds pour rejoindre les Blues. Le Real Madrid est lui aussi sur les rangs, mais l'Atletico voit logiquement d'un très mauvais oeil l'éventuel départ de son goleador chez son voisin. Ce qui donne d'autant plus de crédit à la piste Manchester United, même s'il n'y a rien d'officiel comme le souligne Marca en conclusion.

Falcao et le désamour des buteurs à l'ancienne (3/3)

SO FOOT Blog  10 avril 2012  (3/3)  

Quel destin pour Falcao ?


L’Atlético est actuellement neuvième de Liga à six points de la zone de la Ligue des Champions. Les saisons moyennes aux gros parcours en Europa League, Falcao les connaît déjà. Ses talents exceptionnels auront du mal à rester dix ans à l’Atlético, sauf investissement massif à venir, ce dont nous sommes clairement en mesure de douter. Quelle sera alors sa prochaine destination ?

Falcao n’ira vraisemblablement ni au Real ni au Barça. Pas assez complet, pas assez joueur pour les deux géants, qui préfèreront sans aucun doute investir sur la polyvalence d’un Kun, d’un Mata ou d’un Tevez. En fait, Falcao représente tout ce que détestent les Espagnols dans le football argentin (et italien) : l’opportunisme, la philosophie du « une action suffit », l’anti-possession. Du coup, sans vouloir manquer de respect envers la Bundesliga, il reste l’Angleterre et l’Italie. Nous pourrions nous tromper, mais un colombien en Angleterre, malgré les sous de la Barclays, ça n’est pas très sérieux. Juan Pablo Angel est d’ailleurs l’exception qui confirme la règle. D’où cette conclusion inévitable : Radamel, nommé après le vrai Falcao de la Roma, a pour destin de venir exercer ses talents de killer en Serie A. Et de devenir le nouveau Batigol de la Roma, le Bierhoff du Milan, le Trezegol de la Juve, le Crespo de la Lazio ou encore le Zamorano de l’Inter. Dans le pays où les buteurs sont d’autant plus vénérés si leur talent se limite à la mettre dedans, personne ne lui en voudra pour des passes ou des contrôles approximatifs. Klose ne lui dira pas le contraire.

Falcao et le désamour des buteurs à l'ancienne (2/3)

SO FOOT Blog  10 avril 2012    


Les raisons du désamour des buteurs à l’ancienne

Non, en 2012 le football n’accroche pas avec Falcao. Et il n’est pas le seul mal-aimé. Les Gomez (97 buts en 104 matchs depuis deux saisons), Huntelaar (48 buts en 51 matchs cette saison) ou Higuain (qui a la stat hallucinante de 21 buts sur 54 tirs en Liga cette saison, 39% de réussite !) n’ont pas plus de crédit. Le constat est simple : marquer des buts ne suffit plus pour être considéré comme un très grand attaquant. Prenons la liste des meilleurs attaquants au monde : Messi, Zlatan, Rooney, Van Persie, Cristiano, Aguëro, ou même Tevez, Luis Suarez, Torres, Cavani, Robben ou encore Benzema (liste non exhaustive), des joueurs qui non seulement marquent beaucoup mais qui savent faire bien plus. Ils jouent à la mène, participent à la construction, peuvent évoluer très loin de la surface, dans l’axe ou sur l’aile, lâchent des assists, des diagonales.

En fait, nous avons assisté durant les années 1990 et 2000 à la naissance d’une génération d’attaquants capables de tout faire (les Ronaldo, Rivaldo, Sheva, Raul, Henry, Totti, Eto’o, Adriano, etc.) qui a fini par tuer les vrais tueurs, produisant des combos 7-9-10-11 que sont devenus les Messi et les Cristiano. Quand Falcao plante 38 buts en 42 rencontres en 2010-2011 pour Porto (quatre titres), il est dit qu’il ne sait faire que des têtes. Pipita Higuain est annoncé sur le départ à Madrid, malgré une efficacité incroyable, victime de la polyvalence d’un Benzema qui « participe plus au jeu ». Gomez et Huntelaar sont des joueurs « chanceux », n’est-ce pas ? Il faut croire que Gerhard Muller n’a pas laissé un héritage très positif. Une évolution du football ? Certainement. Une concurrence plus rude pour jouer près des buts ? Sans aucun doute. Mais pourquoi ce désamour ? La reconnaissance de ces génies unidimensionnels a deux facettes : celle du public, faite d’amour et de popularité, et celle de leurs entraîneurs, faite de temps de jeu et de confiance.

Pour ce qui est de l’amour du public, les vautours ont clairement du mal à séduire. Leur mojo est parti. Il suffit de comparer la réaction du spectateur à l’action de l’attaquant moderne et à celle du buteur à l’ancienne pour comprendre pourquoi.

L’attaquant moderne qui a la finesse des gestes d’un meneur de jeu sait caresser la balle, dribbler en douceur, brosser le ballon d’une façon si plaisante que nous ne nous lassons pas des ralentis de ses buts. C’est beau, cela fait sourire, cela fait plaisir. Parfois, en admiration totale devant une action, nous pouvons même tenter d’anticiper le prochain geste de cet attaquant moderne, avant de se laisser surprendre et guider par son talent angélique. Le temps se suspend lorsque le stade admire la trajectoire de ce ballon qui contourne les gants du gardien pour aller se loger dans la lucarne opposée, aussi bien pour le supporter adverse que pour le spectateur neutre. Parfois, le seul fait de regarder le gros plan sur la chaussure réalisant un petit pont lors d’un super ralenti fait émerveiller le peuple. Le talent à l’état pur. La joie.

A l’opposé, le geste du pur buteur est fait d’une seule touche de balle, ou deux s’il y a contrôle. Ce geste est sec, rapide, inattendu, moche, terrible, méchant, cruel. Imaginez que le ballon traîne dans la surface de votre équipe, il passe le premier poteau, vous frémissez, il continue sa course, vous êtes terrifiés, mais personne ne le touche, vous reprenez vos esprits, vous vous apprêtez à souffler un peu lorsqu’au fin fond du second poteau, là où vous ne pensiez qu’il n’y avait plus aucun danger, là où personne ne devrait se trouver par raison, un bout de pied (ou autre) vient pousser le cuir au fond des filets. Tragique, diabolique, d’une brutalité inouïe ! En plus, le ballon n’est jamais bien touché, le gardien arrive toujours à toucher le cuir sans jamais en dévier la trajectoire, la sphère trouve forcément le moyen de passer entre les deux cuisses du défenseur central adverse là où il n’y a physiquement pas assez de place ! L’impuissance de l’homme bon face à la cruauté du football. Si nous étudions ce match de football comme une tragédie, ce but diabolique ne rentrerait pas dans l’analyse de la « machine infernale » de Cocteau : il n’y a pas d’engrenage tragique, pas de mal entraînant le mal, pas d’erreur défensive entraînant une autre et donc un but encaissé. Nous serions plutôt dans le fameux « jusqu’ici tout va bien, jusqu’ici tout va bien, jusqu’ici tout va bien » de La Haine. Accepter de jouer face à un tel buteur revient à accepter l’inévitable, et attendre, attendre, attendre, jusqu’à la chute.

Ce buteur va alors courir à toute vitesse vers un côté du terrain, comme un fou, un taré, un possédé, preuve ultime que ces actions sont dessinées par le diable. Pire, parfois le ballon ne touche même pas les filets. Il passe alors lentement la ligne et s’arrête au milieu du but. Comme s’il n’y avait pas eu but, comme si le tableau d’affichage nous mentait, nous riait au nez. Pas de bruit, pas de secousse émotionnelle provoquée par le mouvement des filets, mais juste un fait : le ballon a passé la ligne. « Ça compte, ça ? », demanderait un enfant. Enfin, si jamais cet attaquant cruel ose avoir la dégaine subtile d’un Pippo Inzaghi, vous avez alors l’impression de vous être fait violer par le Mal incarné. D’ailleurs, cela n’est pas seulement désagréable pour vous, mais bien pour tout spectateur neutre qui voit ce spectacle en se disant : « quelle horreur, ce genre de choses ne devrait pas arriver ». Dans ces moments-là, vous vous dites que la question n’est pas de savoir comment Inzaghi a pu « naître hors-jeu », mais plutôt pourquoi il est né tout court ! Préférez-vous perdre une finale de LDC comme Manchester en 2011 ou comme Liverpool en 2007 ?

Quant à la confiance des entraîneurs, là aussi nous pouvons observer une évolution, et celle-là nous ne la comprenons pas. Pourquoi Allegri ne met pas Inzaghi sur la liste Champions League du Milan cette saison quand nous savons tous ce que Pippo aurait pu apporter face au Barça ? Beaucoup de choses ont été racontées sur les exploits de Kaka et Seedorf lors de la LDC 2007, mais si Inzaghi n’avait pas été là… Pourquoi n’a-t-on pas réussi à convaincre Trezeguet de terminer sa carrière en Ligue 1 ? Et pourquoi Blanc ne l’emmenera-t-il pas à l’Euro ? Si Huntelaar et Klose jouent à la pointe de l’attaque de leur sélection, il doit y avoir une raison. Pourquoi Aulas n’avait-il pas un Brandao à faire rentrer samedi soir ? Le talent du buteur-inné est finalement peut-être trop négligé dans la détection des talents. Ou alors, dans ce football où les coachs cherchent à avoir le contrôle le plus total sur tous les éléments, ont-ils peur ? Peur de ne pas pouvoir contrôler ce Mal incontrôlable ? Peur de ne pas pouvoir expliquer pourquoi le nombre de buts de ces êtres n’est pas proportionnel à leur nombre d’heures d’entraînement ? Il n’y a pas de réponse générale. Certains buteurs trouvent un certain temps de jeu dans certains systèmes de certains coachs pour certains matchs dans certaines compétitions, et c’est suffisamment incertain comme cela.

Mais ce qui ne changera jamais, c’est la finalité du football : mettre le ballon au fond des filets plus de fois que l’adversaire, peu importe le nombre de passes réalisées ou les statistiques de possession de balle. Si le football est un sport unique, c’est aussi grâce à ces joueurs uniques. Au tennis, au rugby, au basket, au hand, il est rare qu’un camp bien plus faible que l’autre parvienne à l’emporter. Dans le football, tout est possible. Faire passer un ballon rond derrière une ligne blanche, rien de plus. Pour ça, vous pouvez avoir besoin de tactiques élaborées, de dribbles fantastiques, de courses impressionnantes, ou alors juste d’un bout de pied, cuisse, mollet, hanche ou tête qui traîne quelque part dans la surface au bon moment.

Notons que nous pouvons malheureusement observer la même évolution en ce qui concerne les joueurs de tennis jouant systématiquement le service-volée. Stefan Edberg le magnifique avait cette même façon de « tuer » le point cruellement.



Falcao et le désamour des buteurs à l'ancienne (1/3)

 SO FOOT Blog  10 avril 2012  (1/3)  

Arrivé pour 40M€ à l’Atlético Madrid pour reprendre le numéro 9 du grand Diego Forlan avec les sous de la vente du génial Kun Aguëro, Falcao avait la pression. Neuf mois plus tard, El Tigre colombien s’est imposé comme l’une des références de la Liga sans pour autant convaincre son public, lui reprochant de ne pas « savoir jouer au football ».