Eurosport.fr 11/04/2013
Xavi a terminé le quart de finale retour face au PSG avec 100% de ses passes réussies. Mais ses autres stats sont loin de ses standards. Le travail parisien a pesé. Analyse de sa fiche de stats.
L’homme qui ne perd jamais les ballons, comme l’avait décrit notre spécialiste de la Liga François David avant le huitième de finale face à l’AC Milan, n’a jamais aussi bien porté son surnom. Mercredi contre le PSG (1-1), Xavi n’a pas perdu un seul ballon : 96 passes, 100% réussies. Personne n’avait tenté autant de passes sans en rater une seule en Ligue des champions depuis 2003-2004 et l’apparition de ces statistiques par notre partenaire Opta. Une performance qui en dit long sur l’intelligence et la science du jeu du chef d’orchestre du Barça.
Si cette perfection est rare, elle n’a rien de surprenant. Xavi est le métronome de l’équipe catalane. Tous les ballons passent par lui. Il contrôle le tempo, oriente le jeu et déstabilise les équipes adverses sur une passe. En Ligue des champions, toutes équipes confondues, c’est le joueur qui touche le plus le cuir et de très loin (149 ballons touchés par matches, loin devant Iniesta son premier poursuivant). Et il n’en rend que très peu à l’adversaire (95% de passes réussies sur ses 9 matches en C1 cette saison). Mais mercredi, son 100% est un peu trompeur.
Un rendement moindre
Comme l’a souligné Florent Tonietti dans son analyse tactique du match, les Parisiens ont exercé un pressing constant sur le capitaine des Blaugrana. Verratti et Thiago Motta ne lui ont pas laissé beaucoup d’espace ou de temps pour organiser son équipe. Résultat, Xavi n’a pas pu éclairer son équipe comme à son habitude. Il a été contraint de jouer plus bas qu’à l’accoutumée (31 passes tentées dans les 30 derniers mètres contre 54 par match en C1 cette saison), plus latéralement aussi. Du coup, il n’a pas apporté le danger.
Face au PSG, aucune passe de Xavi n’a permis au Barça de se créer une occasion ! En C1 lors de ses neuf apparitions cette saison, il tourne pourtant à 2,8 passes (par match) amenant une action dangereuse pour le club catalan. L’absence au début de rencontre de Lionel Messi qui lui ouvre des possibilités y est forcément pour quelque chose. Mais le travail défensif parisien aussi. Et c’est à souligner et à mettre au crédit de Carlo Ancelotti et de ses protégés. Car peu d’équipes arrivent à limiter l’influence du cerveau du Barça.
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L'évaluation des qualités des joueurs évolue pendant la saison en fonction des performances des joueurs. Elle sera mise à jour par les Analystes Experts de la FAFI et les analystes en formation de la SMART FOOT ACADEMY. Tous les amateurs de foot pourront donner leur avis en laissant un commentaire dans les fiches des joueurs.
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Xavi, homme de méninges
So Foot 27/06/2012
« Xavi, Le Cerveau de l’Europe », titrait la Une de Marca dimanche dernier.
Retour sur le rôle du petit homme qui, devant la paire Alonso-Busquets, se charge de construire le jeu le plus abouti au monde.
Créateur de mouvement
« Je ne suis ni fort, ni rapide, ni talentueux, je suis un joueur de rue. » La semaine dernière, Xaviraconte à Marca que lorsqu'il était petit, taper dans un ballon contre un mur ou courir des kilomètres en conduisant son ballon à travers la Catalogne ne l'amusait pas. Non, Xavi allait sur la petite place de son quartier et commençait à enchaîner les unes-deux avec les arbres, les poubelles ou même le kiosque à journaux du coin. Sans adversaire, l’important résidait dans le mouvement. Aujourd’hui, le joueur fascine. Milieu défensif ? Relayeur ? Playmaker ? Numéro 6, 8, 10 ? Xavi est un director (version anglaise), un regista (version italienne). Un réalisateur, un metteur en scène, l’homme qui dicte le jeu. Positionné devant un ou deux milieux défensifs, Xavi donne parfois l’impression de posséder une sorte de force Jedi pour faire bouger ses coéquipiers. Si Pirlo sait inventer des actions de but insoupçonnables, Xavi invente le mouvement. Autour de lui, cela grouille. Iniesta, Silva, Fàbregas, Cazorla, Mata, Torres, Jordi Alba, tous viennent se rapprocher de Xavi, écoutent ses ordres et repartent dans un coin. Protégé par le duo Alonso-Busquets, le 8 peut alors aller casser les lignes adverses en s’insérant dans la surface et combler, avec Cesc, l’absence du « 9 » dans le système de Del Bosque.
S’il ne se dit pas « particulièrement technique », Xavi reste un joueur exquis. Certes, il n’a pas le profil de chevalier de Pirlo, mais sa façon si singulière de se tourner sur lui-même ou de déposer les meilleurs milieux au monde à l’aide d’une seule feinte de corps a offert des images gravées dans les têtes de tous les amoureux du football. « Ces quatre ou cinq dernières années, je suis tombé amoureux de Xavi », racontait Daniele De Rossi avant le début de l’Euro. Placé aux côtés de joueurs comme Van Bommel, Yaya Touré, Busquets, Marcos Senna, Seydou Keita, Mascherano ou encore Xabi Alonso, on ne voit souvent que lui. Il n’est ni plus beau, ni plus fort, mais il garde mieux le ballon. Et dégoûte donc les attaques adverses.
Le chef de la meilleure défense du monde
Depuis les éliminatoires de l’Euro 2008, l’Espagnen’a encaissé que 24 buts en 43 matchs de compétition officielle. Soit 0,56 but par match, et aucun en match à élimination directe. Et le tout en jouant systématiquement dans le camp ennemi. S’il faut accorder de l’importance au « système » espagnol, un seul homme y est réellement indispensable : « Au Barça, on m’a dit que si je jouais au milieu, alors je n’avais pas le droit de perdre la balle. Moi, je suis un mec responsable, donc j’ai appris à la garder. Et j’aime ça. » Non, une passe en retrait n’est pas une étape de construction pour une action offensive. Ce n’est pas un mythe : avec le Barça et la Roja, Xavi défend plus qu’il n’attaque.
Et quand il s’agit de garder le ballon, Xavi est le plus grand. Non seulement sa conservation de balle est fabuleuse, mais, surtout, Xavi est tellement dévoué au contrôle du jeu qu’il ne verra jamais les passes en retrait comme un mal. Au fil des années, le Barcelonais a épousé la patience exigeante du tiqui-taca et en a fait son identité. Le natif de Terrassa n’a ni la frappe de Pirlo, ni le sens du replacement de Cambiasso et encore moins le physique de Gerrard. Mais il contrôle mieux le jeu que tous les trois réunis. S’il pouvait s’amuser durant 90 minutes à faire tourner le ballon, à base d’une-deux et de combinaisons en triangle, il le ferait. Et tant pis si cela donne « seulement » un petit 1-0 à la fin. Xavi est le socle de l’orchestre de la Roja et du Barça. Une symphonie, forcément, c’est long. Et certains aiment penser que c’est ennuyant. Mais qu’est-ce que c’est puissant…
Deux matchs pour l’Histoire
Pourtant, cet Euro ne l’a toujours pas vu sortir un match référence. Après Espagne-Croatie, Julio Maldonado n’hésitait pas à affirmer que « si Xavi ne hausse pas son niveau de jeu, l’Espagne peut oublier le titre européen ». Xavi a 32 ans, quatre ans de plus qu’à l’Euro 2008 qui le consacra MVP. Malgré l’euphorie due à cette statistique affirmant que Xavi avait battu tous les records de passes du Championnat d’Europe, personne n’est dupe. Il est facile de remarquer la baisse de régime d’un joueur divin : une passe manquée suffit. Du coup, en Espagne, certains journalistes commencent à se demander si la fidélité infinie de Del Bosque envers le double pivot Alonso-Busquets n’est pas une manière de mieux protéger la méforme du numéro 8. Les autres affirment que Xavi, qui a tout vu et tout gagné, garde ses forces pour le combat final. Deux matchs qui pourraient achever de lui offrir définitivement une place de choix dans le débat du meilleur milieu de terrain de l’histoire du jeu. Cristiano Ronaldo n’aime pas être privé du ballon, Xavi le sait.
« Xavi, Le Cerveau de l’Europe », titrait la Une de Marca dimanche dernier.
Retour sur le rôle du petit homme qui, devant la paire Alonso-Busquets, se charge de construire le jeu le plus abouti au monde.
Créateur de mouvement
« Je ne suis ni fort, ni rapide, ni talentueux, je suis un joueur de rue. » La semaine dernière, Xaviraconte à Marca que lorsqu'il était petit, taper dans un ballon contre un mur ou courir des kilomètres en conduisant son ballon à travers la Catalogne ne l'amusait pas. Non, Xavi allait sur la petite place de son quartier et commençait à enchaîner les unes-deux avec les arbres, les poubelles ou même le kiosque à journaux du coin. Sans adversaire, l’important résidait dans le mouvement. Aujourd’hui, le joueur fascine. Milieu défensif ? Relayeur ? Playmaker ? Numéro 6, 8, 10 ? Xavi est un director (version anglaise), un regista (version italienne). Un réalisateur, un metteur en scène, l’homme qui dicte le jeu. Positionné devant un ou deux milieux défensifs, Xavi donne parfois l’impression de posséder une sorte de force Jedi pour faire bouger ses coéquipiers. Si Pirlo sait inventer des actions de but insoupçonnables, Xavi invente le mouvement. Autour de lui, cela grouille. Iniesta, Silva, Fàbregas, Cazorla, Mata, Torres, Jordi Alba, tous viennent se rapprocher de Xavi, écoutent ses ordres et repartent dans un coin. Protégé par le duo Alonso-Busquets, le 8 peut alors aller casser les lignes adverses en s’insérant dans la surface et combler, avec Cesc, l’absence du « 9 » dans le système de Del Bosque.
S’il ne se dit pas « particulièrement technique », Xavi reste un joueur exquis. Certes, il n’a pas le profil de chevalier de Pirlo, mais sa façon si singulière de se tourner sur lui-même ou de déposer les meilleurs milieux au monde à l’aide d’une seule feinte de corps a offert des images gravées dans les têtes de tous les amoureux du football. « Ces quatre ou cinq dernières années, je suis tombé amoureux de Xavi », racontait Daniele De Rossi avant le début de l’Euro. Placé aux côtés de joueurs comme Van Bommel, Yaya Touré, Busquets, Marcos Senna, Seydou Keita, Mascherano ou encore Xabi Alonso, on ne voit souvent que lui. Il n’est ni plus beau, ni plus fort, mais il garde mieux le ballon. Et dégoûte donc les attaques adverses.
Le chef de la meilleure défense du monde
Depuis les éliminatoires de l’Euro 2008, l’Espagnen’a encaissé que 24 buts en 43 matchs de compétition officielle. Soit 0,56 but par match, et aucun en match à élimination directe. Et le tout en jouant systématiquement dans le camp ennemi. S’il faut accorder de l’importance au « système » espagnol, un seul homme y est réellement indispensable : « Au Barça, on m’a dit que si je jouais au milieu, alors je n’avais pas le droit de perdre la balle. Moi, je suis un mec responsable, donc j’ai appris à la garder. Et j’aime ça. » Non, une passe en retrait n’est pas une étape de construction pour une action offensive. Ce n’est pas un mythe : avec le Barça et la Roja, Xavi défend plus qu’il n’attaque.
Et quand il s’agit de garder le ballon, Xavi est le plus grand. Non seulement sa conservation de balle est fabuleuse, mais, surtout, Xavi est tellement dévoué au contrôle du jeu qu’il ne verra jamais les passes en retrait comme un mal. Au fil des années, le Barcelonais a épousé la patience exigeante du tiqui-taca et en a fait son identité. Le natif de Terrassa n’a ni la frappe de Pirlo, ni le sens du replacement de Cambiasso et encore moins le physique de Gerrard. Mais il contrôle mieux le jeu que tous les trois réunis. S’il pouvait s’amuser durant 90 minutes à faire tourner le ballon, à base d’une-deux et de combinaisons en triangle, il le ferait. Et tant pis si cela donne « seulement » un petit 1-0 à la fin. Xavi est le socle de l’orchestre de la Roja et du Barça. Une symphonie, forcément, c’est long. Et certains aiment penser que c’est ennuyant. Mais qu’est-ce que c’est puissant…
Deux matchs pour l’Histoire
Pourtant, cet Euro ne l’a toujours pas vu sortir un match référence. Après Espagne-Croatie, Julio Maldonado n’hésitait pas à affirmer que « si Xavi ne hausse pas son niveau de jeu, l’Espagne peut oublier le titre européen ». Xavi a 32 ans, quatre ans de plus qu’à l’Euro 2008 qui le consacra MVP. Malgré l’euphorie due à cette statistique affirmant que Xavi avait battu tous les records de passes du Championnat d’Europe, personne n’est dupe. Il est facile de remarquer la baisse de régime d’un joueur divin : une passe manquée suffit. Du coup, en Espagne, certains journalistes commencent à se demander si la fidélité infinie de Del Bosque envers le double pivot Alonso-Busquets n’est pas une manière de mieux protéger la méforme du numéro 8. Les autres affirment que Xavi, qui a tout vu et tout gagné, garde ses forces pour le combat final. Deux matchs qui pourraient achever de lui offrir définitivement une place de choix dans le débat du meilleur milieu de terrain de l’histoire du jeu. Cristiano Ronaldo n’aime pas être privé du ballon, Xavi le sait.
Xavi historique
Carnetsport.com 11/04/2013
Critiqué et annoncé sur la fin la saison passée, la faute à un physique défaillant, Xavi est revenu à un bien meilleur niveau cette saison et vient de réaliser un nouveau record face au Paris Saint-Germain.
«Xavi est lent ». « Xavi ne pèse plus ». « Xavi se blesse trop ». « Xavi est fini »… Voilà ce qu’on pouvait lire un peu partout sur internet et entendre dans les médias la saison passée. Si statistiquement, Xavi vivait sa meilleure saison – 51 matchs (dont 44 titularisations), 13 buts et 13 assists – dans le jeu il était loin d’apporter ce dont l’équipe avait besoin, à savoir un leader au milieu qui garde le ballon, tempère, fait jouer les autres et délivre des caviars à profusion… Bref un Xavi !
Seulement voilà, le trentenaire sort de cinq saisons énormes avec plus de 50 matchs disputés lors de chacune d’elles et cela commence à se faire sentir. De nouveau en forme lors des six premiers mois de la saison, Xavi profite de l’omniprésence de Messi, du talent d’Iniesta et de la débauche d’énergie de Fàbregas pour se régaler au milieu de terrain. Entre orientations du jeu, passes en profondeur, jeu à une touche et gestes techniques de grande classe, l’éternel numéro 6 a retrouvé sur quelques sorties son immense niveau de 2008/09.
Pour preuve que ce joueur d’un mètre soixante-neuf est bien le roi de la passe, il faut noter que sur les trente-neuf matchs qu’il a disputé cette saison toutes compétitions confondues avec le Barça, il n’a jamais eu un ratio de passes réussies en dessous des 90% ! Un exploit énorme dans le football moderne où la pression sur les milieux de terrain est de plus en plus importante.
Dans aucun des clasicos, ni lors des rencontres à Valence, Bilbao, Milan ou Paris, Xavi n’a failli dans sa distribution. Son recul sur le jeu (il se situe de plus en plus souvent au niveau de Busquets pour laisser l’impact offensif au duo Messi-Iniesta) n’est pas étranger à cela. Pourtant il est le joueur qui crée le plus de situations de tirs en Ligue des Champions cette saison (29 occasions créées en neuf matchs).
Face au Paris Saint-Germain, mercredi, il a réalisé un nouvel exploit qu’Opta Sports a défini comme « record depuis qu’Opta analyse les matchs de Ligue des Champions », c’est-à-dire depuis la saison 2003/04. En effet, Xavi a tenté pas moins de 96 passes contre le club français et… il n’en a pas raté une seule ! 100% de réussite dans son jeu de passes avec notamment quatorze passes longues réussies.
Toutefois, cette performance reste à nuancer car l’Espagnol n’a pris que très peu de risques (en témoigne l’unique passe en profondeur tentée et réussie sur le match) et n’a nullement pesé sur le jeu. Ce record a donc une saveur quelque peu amère mais reste impressionnant. D’ailleurs il est également devenu le premier joueur de l’histoire de la compétition à dépasser la barre des 1000 passes réussies en une seule saison. S’il n’a pas été décisif ni même incisif face au club de la capitale, Xavi Hernandez y Creus a écrit encore un peu plus sa légende.
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