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Monaco prêt à tenter sa chance pour Tevez


Sport.fr 12/03/2013


Bien parti pour retrouver la Ligue 1, Monaco s'active déjà en coulisses pour se renforcer cet été. Selon les médias anglais, l'ASM serait prêt à frapper fort et voudrait convaincre Manchester City de lâcher Carlos Tevez.
Le PSG pourrait se sentir moins seul l'été prochain en Ligue 1. Du moins sur le marché des transferts. Leader de Ligue 2 avec neuf points d'avance sur le quatrième, Monaco est bien parti pour faire un retour fracassant dans l'élite. Car l'ASM, propriété du milliardaire russe Dmitry Rybolovlev depuis un peu plus d'un an, devrait mettre les moyens pour jouer très rapidement les premiers rôles en Ligue 1. Le recrutement estival qui s'annonce sur le Rocher promet ainsi d'être clinquant. Même si Monaco, après avoir claqué près de 30 millions d'euros lors des deux derniers mercato (dont 12 pour le seul Lucas Ocampos), s'est assagi et a surtout pioché en France pour se renforcer cet hiver sur les conseils de Jean-Louis Campora, de retour dans l'organigramme du club, l'été devrait être agité en Principauté, et les noms ronflants s'accumuler dans la rubrique des rumeurs.

Alors que les dirigeants monégasques avaient tenté leur chance, sans succès, auprès de David Beckham, ils auraient coché le nom de Carlos Tevez sur leurs tablettes en vue de la saison à venir. Le Daily Express et le Mirror l'assurent : l'Argentin fait partie des joueurs ciblés par Monaco. Une star qui permettrait à l'ASM de franchir un pallier et de frapper fort sur le marché des transferts. Après avoir boudé une grande partie de la saison dernière, l'Apache est redevenu un élément important de Manchester City. Auteur de neuf buts cette saison en championnat et régulièrement aligné par Roberto Mancini, Tevez pourrait tout de même se laisser tenté par le challenge monégasque, lui qui n'a jamais caché que la vie à Manchester lui était difficile.

Soucieux d'alléger et de renouveler son effectif après une saison décevante (élimination en poules en Ligue des champions, titre quasiment perdu en Premier League), City ne devrait pas s'opposer au transfert de son attaquant en cas d'offre satisfaisante. Les médias anglais évoquent la somme de 17 millions d'euros pour finaliser ce transfert. Une somme qui ferait définitivement entrer Monaco dans une autre dimension. Hasard ou non, Tevez, dont le salaire est estimé à environ 400 000 euros par mois, était annoncé du côté du PSG l'été dernier. Les Qataris et Rybolovlev sont prêts à s'affronter à coup de millions sur le même terrain ou presque...

Manchester : 250 heures de travaux d'intérêt général pour Carlos Tevez


Le Parisien 03/04/2013


L'attaquant international argentin du club de football de Manchester City Carlos Tevez, qui a plaidé coupable de conduite sans permis valable ni assurance, a été condamné à 250 heures de travaux d'intérêt général mercredi par un tribunal de Macclesfield, près de Manchester en Angleterre.

Carlos Tevez, 29 ans, a aussi écopé de six mois de suspension de permis et d'une amende de 1000 livres (1175 euros). Il avait été arrêté début mars à Macclesfield et libéré sous caution.

L'attaquant argentin, déjà condamné à six mois d'interdiction de permis en janvier pour excès de vitesse, ne possède toujours pas de permis de conduire anglais. Carlos Tevez a expliqué au tribunal que l'examen théorique lui pose d'autant plus de problèmes qu'il ne maîtrise pas encore suffisamment la langue de Shakespeare.

Marcelo et Benzema condamnés au mois de mars

Carlos Tevez n'est pas le seul footballeur à avoir des problèmes avec le code de la route. Le défendeur brésilien du Real Madrid Marcelo a été condamné début mars à 6 000 euros d'amende pour avoir conduit alors qu'il n'avait plus de points sur son permis. Le Galactique avait été arrêté le 12 février dernier aux alentours de Madrid, alors qu'il avait perdu ses 15 points (le nombre d'unités sur le permis espagnol) à la suite de différentes infractions.

Le 15 mars c'est le joueur de foot français Karim Benzema a été condamné à 18 000 euros d'amende et huit mois de suspension de permis après avoir été flashé à près de 200 km/h au volant de sa voiture sur une autoroute espagnole.

Faites entrer Carlos Tévez


So foot 09/12/2012


C'est l'histoire d'un petit trapu amoureux du soleil qui réussit à se faire aduler par les deux clubs de la ville la plus britannique du pays. Le pire, c'est qu'il ne cache pas son désamour pour cette bourgade de soûlards. Et personne ne lui en veut vraiment.
Carlos Tévez et les fans de Manchester, qu'ils soient de City ou de United, c'est un peu comme une vie de couple : on est confronté à tous les sentiments. De l'amour, de la haine, de l'incompréhension, des regrets, de l'espoir et beaucoup de mots. Quand il brillait à Old Trafford, les travées du stade avait créé un chant pour l'Apache : « Qui est cet homme qui vient d'Argentine / Qui est cet homme qu'on adore tous / Il joue avec Rooney, il joue avec Wes / C'est notre superstar Tévez / Et pour toujours il marquera pour United. » Naturellement, quand Carlos a décidé de troquer sa liquette rouge pour celle du voisin de City, les paroliers sont passés d'une ambiance Jean-Jacques Goldman à Seth Gueko : « Qui est cette chatte qui vient d'Argentine / Qui est cette pute attirée par l'argent / Carlos Tévez, c'est son nom / Il n'a pas de cerveau / Et il ne gagnera plus jamais un seul titre. » Le genre de refrain qui ne touche pas le petit trapu dans son amour propre. Et pour cause, quand on a reçu une marmite d'eau bouillante sur la tronche à 5 ans, une balançoire dans les chicots à 9 ans et perdu son père avant ses 10 ans - tué de 28 balles par un gang du nom de Backstreet Boys - un vulgaire chant ne blesse pas. Au contraire.

D'autant que Tévez, devenu depuis champion d'Angleterre avec City après avoir soulevé le trophée avec United, est du genre à se moquer du qu’en-dira-t-on. Après tout, l'Argentin est un OVNI dans le football moderne. On parle d'un mec qui appartient à Kia Joorabchian, un Iranien avec cinq passeports. Un proche d'Abramovitch qui n'a pas hésité à débourser 20 millions d'euros pour s'acheter Tévez. Oui, Carlitos est un vulgaire canasson de course. Il joue où son propriétaire l'entend : Corinthians, West Ham, United, City. Un CV en forme de n'importe quoi. Aucune logique. Aucun respect. Pourtant, Carlos a été le roi partout où il est passé depuis ses débuts en fanfare à Boca Juniors. À United, il est de l'équipe qui s’adjuge la C1 2008 et plante même un pion lors d'une belle victoire à Anfield, l'ennemi intime. Avec Rooney, ils forment le duo le plus ugly de la planète. Parti sous les crachats chez le voisin de City, Carlitos ne met pas longtemps avant de se mettre le public citizen dans la poche. Un véritable caméléon. Là où l'Argentine avait façonné un joueur zigzagant le long des lignes, l'Angleterre en a fait un attaquant tout en grinta, limite porteur d'eau passant son temps à presser et briser les lignes adverses. Oui, son jeu s'est abîmé autant que son palmarès s'est rempli. À choisir, Carlos a pris le chemin de la postérité plutôt que celui qui mène à YouTube.


Il ne parle pas anglais et s'en cogne

Planifiée sur un temps record, la carrière de Tévez dépend de sa faculté d'adaptation. Et là-dessus, aucun doute, le mec est un tueur. Que ce soit à West Ham, ManU ou City, le type s'est fait une place au soleil en moins de deux. Et sans savoir baragouiner un seul mot d'anglais. Ou presque. Une manière de toujours se faire adorer au pays (les Malouines, tout ça). Un schéma de pensée qu'il avait déjà mis en place à Palmeiras où il n'avait pas pris la peine d'apprendre le portugais. Peu importe son comportement, on en arrive au même stade : le mec est adulé. Il sait comment s'y prendre pour marquer les gens en moins de trois mois. Alors, quand il fait comprendre à Roberto Mancini qu'il préfère se gratter les couilles plutôt que d'entrer pour jouer les utilités en Ligue des champions contre le Bayern en septembre 2011, on se dit que la chance a peut-être changé de côté. Roberto Mancini met son avenir en balance : « C'est Tévez ou moi. » Carlitos refuse de s'excuser et file au pays s'enfiler des steaks et travailler son swing en carton. Quatre mois plus tard, le numéro 32 revient dans le game et remet son club sur les rails. Sans lui, City n'aurait jamais doublé son voisin dans la dernière ligne droite. C'est qui le patron ?!

Que peut-on reprocher à cette machine à buts ? À City, il squatte le brassard de capitaine et ne déçoit jamais. L'homme ne s'est jamais caché derrière une déontologie propre à lui. En choisissant City, il a privilégié - au départ - la sécurité financière. Il n'a jamais caché son désamour pour la ville du Nord de l'Angleterre. Son pays lui manque. Sa famille aussi. La pluie, la bière et la conduite à gauche lui filent le bourdon. Alors pourquoi continuer à rester ? Parce que l'homme est aimé et bien payé. Mieux, il sait sa fin proche. À force de se donner de la sorte sur le pré, son corps finira par ne plus suivre. Il a d'ailleurs annoncé qu'il pourrait prendre sa retraite à 28 ans. Né en février 1984, Carlitos vient de fêter ses 28 piges... Un dernier derby dans la poche et puis s'en va ?