Menu deroulant

L'évaluation des qualités des joueurs évolue pendant la saison en fonction des performances des joueurs. Elle sera mise à jour par les Analystes Experts de la FAFI et les analystes en formation de la SMART FOOT ACADEMY. Tous les amateurs de foot pourront donner leur avis en laissant un commentaire dans les fiches des joueurs.
Pour les joueurs stars (dont le nom est suivi par "*" dans le menu) des analyses des qualités complètent les évaluations. Les analyses des qualités des autres joueurs seront réalisées par les groupes de la SMART FOOT ACADEMY

Affichage des articles dont le libellé est Lloris Article. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Lloris Article. Afficher tous les articles

Lloris en appelle à l’union sacrée et Deschamps dévoile les contours de sa tactique !

Footmercato.net 25/03/2013



Comme le veut la tradition, le sélectionneur Didier Deschamps et le capitaine Hugo Lloris se sont présentés en conférence de presse à la veille du choc au sommet face à l'Espagne.
C’est le choc que toute la France du football attend. Difficile de faire meilleure opposition qu’une affiche face à l’Espagne, double championne d’Europe en titre et championne du monde. C’est un choc au sommet du groupe I des éliminatoires pour la prochaine Coupe du monde qui a lieu ce mardi soir, la sélection tricolore disposant de deux points d’avance sur la Roja en tête du groupe. En cas de nul ou de victoire, les hommes de Didier Deschamps pourraient conserver leur matelas ou prendre une avance encore plus large sans doute définitive dans la course à la qualification. Alors, les joueurs au maillot frappé du coq

sont-ils prêts pour ce choc de gala ?
« Le match aller reste un match référence de ces dernières années, on a su rivaliser face à la meilleure équipe du monde. Demain, ce sera difficile, on s’attend à souffrir. La première chose sera de donner une réponse collective, il va falloir être très fort collectivement. Tout le monde se doit de faire un grand match pour obtenir un résultat contre l’Espagne. On est tous concernés, on a envie de réaliser une belle performance. On va essayer de produire une belle copie techniquement, parce que face à la meilleure équipe au monde on se doit d’être prêt techniquement, tactiquement, en se reposant sur des valeurs morales. On en a tous conscience. L’état d’esprit, ça se cultive, pour l’instant les voyants sont au vert mais il ne faut pas s’enflammer. Ce sera un match passionnant à vivre ».

Un match passionnant, pour lequel Didier Deschamps a déjà un plan tout trouvé, dont il glisse les contours lui aussi en conférence de presse : « Il va falloir bien utiliser le ballon quand on l’aura pour les obliger à défendre. On sera dans un scénario pour le moins similaire à l’aller, je suis convaincu qu’il est inutile de lutter avec cette équipe dans la conservation du ballon. Le défi physique, c’est l’un des domaines incontournables du football de haut niveau. Il faut être capable de bien défendre, c’est un rapport de force. On ne va pas jouer le nul, mais si on a un nul on prendra. Je prépare mon équipe pour qu’elle pense à la victoire, ce sont les intentions et la conviction qui comptent. Le respect, on l’a, mais on livrera bataille. À l’aller, on a été capable de malmener cette équipe, on peut les respecter mais on ne doit pas avoir de la crainte. On a deux points d’avance, la situation est celle-là, on verra ce qu’il en sera demain soir ». On en salive déjà !

Lloris-Mandanda, on refait le match ?


So Foot 14/11/2012


Hugo Lloris joue très peu à Tottenham. Steve Mandanda est toujours indiscutable dans les cages olympiennes. Une question se pose : est-ce que pareille situation pourrait - et devrait - relancer la concurrence au poste de numéro un en EDF ?
« La nomination de Deschamps, je ne pense pas que ça change quelque chose au niveau de la hiérarchie », déclarait Steve Mandanda en conférence de presse, en juillet dernier. Sachant que les deux hommes se sont côtoyés trois ans sur la Canebière, on était en droit de se poser la question. Le coup du piston dont Mandanda aurait pu bénéficier. Mais non, depuis le début de son mandat, Dédé a toujours accordé sa confiance à Lloris, et ce, en dépit de sa condition à Tottenham. Sauf que voilà, cette situation n’est pas amenée à changer dans l’immédiat, et la théorie Deschamps, selon laquelle un joueur sélectionné doit jouer régulièrement en club, voudrait que la permanence de Lloris dans les cages soit contestée. Mais est-ce vraiment possible et judicieux ?

Lloris a tout prouvé

Arrivé à Tottenham cet été contre un chèque de 10 millions d’euros, Hugo Lloris n’est donc pas titulaire au sein du club londonien. Coach André Villas-Boas a confirmé Brad Friedel, portier de 41 ans. Du coup, le pauvre Hugo, qui figure pourtant parmi les meilleurs gardiens au monde, doit prendre son mal en patience et ne dispute que les rencontres de coupes. Après plus de trois mois de compétitions, le Français en est à six matchs avec les Spurs : quatre d’Europa League, un de League Cup, un de Premier League. Un bilan famélique. Steve Mandanda, son second et concurrent en EDF, a déjà joué vingt matchs pour l’OM. La comparaison est sans appel. Pour autant, c’est toujours Lloris qui garde les cages des Bleus, avec lesquels il a disputé cinq matchs depuis le début de saison. Contre aucun pour Mandanda. Logique ? « Tant que Lloris est bon en équipe de France, il n’y a pas de raison, assure le portier retraité Grégory Wimbée. C’est un gardien qui a l’habitude d’être titulaire et qui se retrouve bloqué en club par un gardien âgé. Une situation pas évidente. Après, il a quand même joué l’équivalent d’un match par semaine entre les Coupes et l’EDF. Alors certes, ce n’est pas autant que ce qu’il faisait à Lyon, mais ce n’est pas non plus comme s’il ne jouait pas. » Pas faux.


Tout comme il n’est pas faux que Lloris, malgré un faible temps de jeu, demeure régulier. Bien que la moindre erreur soit mise en avant. « C’est rigolo. À chacune de ses sorties, il est scruté. La dernière fois, il prend un but casquette (contreMaribor en Europa League), et là, tout suite, on voit les titres des journaux"Lloris, na na na…"Bon, ce que je vois, c’est que le gars, quand il joue, il est fort, en Espagne il a sorti un gros match, et avec l’EDF ça se passe très bien. » Oui, c’est bien beau, mais est-il légitime de confier les clés à un gardien remplaçant en club ? « Lloris a dépassé le stade du gardien qui doit jouer régulièrement en club pour accéder à l’équipe de France. Lui est déjà en équipe de France, a déjà l’expérience nécessaire. Alors que Mandanda, lui, lorsqu’il a joué en EDF, il a fait ses matchs, ok, mais n’a jamais été décisif comme Lloris l’a été», croit savoir Vincent Fernandez, lui aussi gardien retraité. Car malgré la situation de Lloris en club, son passif et son statut en EDF lui confèrent les faveurs de coach Deschamps.

Dédé et l’opposition

En 2010, pourtant, coach DD, alors à l’OM, faisait une sortie remarquée, estimant Mandanda à hauteur d’Hugo Lloris : « Steve est en grande forme. Il est rayonnant, il est décisif. Lloris, je regarde ses matchs… Et autant, à un moment, il y avait un avantage plus important pour lui, autant là on a deux gardiens très performants. En même temps, je suis son entraîneur, je ne suis certainement pas objectif. Mais je n’ai pas envie que Steve s’installe dans ce poste de numéro 2. Il a été numéro 1, et le redevenir doit être un objectif. » Une vision plus vraiment d’actualité. Interrogé il y a peu de temps sur la concurrence au poste de gardien, le sélectionneur a répondu un énigmatique « On verra », espérant simplement que « Lloris jouera un maximum de matchs en championnat. » Parce que ce que Dédé clame depuis son intronisation au poste de sélectionneur, c’est qu’un joueur de l’EDF doit jouer régulièrement en club.

Seulement, dans le cas Lloris, plusieurs éléments s’opposent à cette exigence. Et expliquent aussi le choix de Deschamps. Le fait qu’il soit titulaire en EDF depuis plus de trois ans, déjà. Le fait qu’il ait ses habitudes avec ses défenseurs, aussi. Et le fait qu’il ait récupéré le brassard sous l’èreLaurent Blanc, un brassard qu’il n’a plus quitté depuis. D’autant que ce n’est pas comme s’il ne jouait pas ou qu'il n'était pas performant, pour reprendre les mots de Wimbée. On ne voit donc que deux configurations possibles, à partir desquelles une réflexion sur le poste de numéro 1 pourrait voir le jour. La première, qu’Hugo enchaîne les contre-performances en EDF, comme l’explique Fernandez : « Ça lui sera préjudiciable le jour où il viendra à enchaîner de mauvaises performances au niveau de l’équipe de France. Mais ce n’est pas le cas, et je pense que sa situation en club va évoluer. Aujourd’hui, dans son club, joue un gardien d’un certain âge, et il n’est pas le futur de Tottenham. Le futur de Tottenham, c’est Lloris. » L’autre configuration tient au calendrier. Car il s’écoulera quasiment trois mois entre cet amical face à l’Italie, et un autre face à l’Allemagne le 6 février prochain. Et il faudra compter encore un mois supplémentaire pour voir se profiler la première rencontre à enjeu, le 22 mars face à la Géorgie : « Entre ce match-là contre l’Italie, dont on se demande à quoi il sert d’ailleurs parce qu’il est mal placé dans le calendrier, et le prochain match de l’EDF, il s’écoulera énormément de temps. La question se reposera dans trois mois si Lloris joue peu », argumente Wimbée. Sans ça, on ne voit pas ce qui pourrait venir contrarier une hiérarchie établie depuis trois ans. Le temps joue pour Lloris. Mais gare à pas trop le défier.

Le faux problème Lloris


So Foot 06/09/2012


Une belle performance de Friedel, un mot d’un entraîneur futur chômeur, et la salive de Didier Deschamps comme un peu d’huile sur un feu de paille. Invité à se battre par André Villas-Boas pour son obtenir une place de titulaire, Hugo Lloris est au centre d’une tourmente médiatique à l’anglaise. Un faux problème que l’ancien portier de l’OL aura bien vite réglé
« Si je commente cela, ça va faire un écho de l’autre côté de la Manche. » Ces propos sont ceux dégainés par un Didier Deschamps un brin naïf quand il évoque le sort de son gardien numéro 1 à Tottenham, tranquillement assis dans une chaise de la salle de presse de Clairefontaine. Une mini grenade dégoupillée par la Dêche dont les médias anglais sont friands, et se sont rapidement saisis. « La petite affaire Lloris » est née. De bien beaux parents. Quelques jours plus tôt, la belle, André Villas-Boas, s’est amourachée de la bête, Brad Friedel, muraille vivante d’un jour d’été face à Norwich City (1-1).

Sous le charme de cet épatant ballet, l’entraîneur des Spurs sème le doute sur l’identité de celui qui occupera le poste de numéro 1 dans les bois de White Hart Lane. « Brad a démontré qu’il méritait sa place de titulaire. », dégaine le Portugais. « Évidemment, la concurrence augmente avec l’arrivée de Lloris, mais cette place est la sienne, et cela continuera comme ça. » Boum. Les mots sont forts. Un brin exagérés. En France, pays du pessimisme ambiant, on voit déjà Hugo Délire flirter avec les parcours anglais de Bernard Lama et Fabien Barthez. Dans les travées de White Hart Lane et dans les rues de Londres, on s’interroge. Sur le management de Villas-Boas, d’abord, mais aussi sur les aptitudes de Hugo Lloris à garder les bois des Spurs. Sérieusement ?

Un poste largement dans ses cordes

On dit souvent de l’Angleterre qu’elle n’est pas la pouponnière des gardiens d’aujourd’hui et de demain. Les Anglais, eux, s’en foutent. D’ailleurs, pour le Briton de base, Lloris, moins d’1m90 sous la toile, est une quiche. Le raccourci emprunté – celui de la taille – est rapide, mais comme dans tout bon cliché, il y a une part de vrai. Dans les airs, c’est un fait, Lloris n’est pas aussi souverain que sur sa ligne. Forcément, quand on joue contre Stoke City, ses lanceurs de javelot et son pivot, ça peut être un peu plus emmerdant que face à Renato Civelli. Ces bastons dans la surface, la gueule qui sent le vécu de Friedel en a vues. Beaucoup. En fait, à 41 ans, le portier américain est loin d’être une chèvre. Il a joué partout où il a posé ses valises. Inutile donc de dire « ce mec est une quiche, il ne faut pas s’inquiéter pour Lloris ». « Lloris a clairement les moyens de s’imposer à Tottenham » semble être plus adapté.

Une prise de pouvoir qui se fera tôt ou tard. Tôt, en montrant rapidement qui est le patron, grâce à ses qualités qui ont fait de lui l’un des tout meilleurs en Europe. Tard, en attendant que Friedel faiblisse un peu, prenne sa retraite, ou qu’André Villas-Boas se fasse virer. Car aujourd’hui, personne ne s’y trompe : le Portugais est un coach totalement paumé, dont on dit qu’il est déjà désavoué par sa direction. L’arrivée de Lloris sans que celui-ci ait été consulté, et sans qu’aucune hiérarchie ait été décidée, va d’ailleurs dans ce sens. En France, on a pris cette histoire au pied de la lettre et déjà, on pose à Deschamps la question du « numéro 1 remplaçant en club ». Mais soyons sérieux une minute. La vérité, on la connaît tous.

Pas d’affaire Lloris, juste une bonne affaire

La première, c’est que Deschamps a été maladroit. « Hugo Lloris n’a pas apprécié les propos d’André Villas-Boas », balançait-il en conférence de presse à Clairefontaine alors qu’Hugo, toujours aussi tranquille, n’a jamais demandé quoi que ce soit à qui que ce soit. Du coup : « Lloris déçu » dans le Sun, « Lloris énervé contre Villas-Boas » sur le Guardian et les commentaires et jugements qui vont avec. Un emballement médiatique très anglais, que Lloris, quoique mécontent, n’a jamais demandé. La vérité, la vraie, c’est que Hugo Lloris ne peut pas faire banquette. Ni derrière Friedel, ni ailleurs.

Sa maigre indemnité de transfert est déjà suffisamment pénible à digérer en France pour qu’en plus, on commence à fantasmer sur la possibilité qu’il ne joue pas. Certes Friedel n’est pas une banane, mais s’il ne joue pas, ce sera plus une question de temps d’adaptation, de mieux connaître ses coéquipiers et la langue de Shakespeare. Alors, tout sera rentré dans l’ordre. Et on ne parlera plus de « petite affaire Lloris », mais de « bonne affaire Lloris ». Car c’est bien cela qu’à réalisé Tottenham, au fond.